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Démaquillage en institut : comment l’enseigner à vos clientes ?

Démaquillage en institut

Si la plupart de vos clientes observent scrupuleusement leur beauty routine, le choix du produit est souvent bâclé. D’où l’intérêt de faire un point avec elles dans le cadre d’une prestation qui a toute sa place dans votre offre : le démaquillage en institut.

Le démaquillage en institut est souvent sous-estimé. Pourtant, il peut représenter une opportunité intéressante pour les clientes. «La plupart des femmes n’hésitent pas à payer très cher un produit anti-âge, mais négligent totalement leur étape démaquillage, soit elles choisissent un produit trop décapant, soit un produit qui ne fait qu’étaler les pigments !», constatait déjà Gisèle Zemmour, créatrice de la marque Aura Chaké, il y a quelques années.

Pour cette spécialiste de la peau, un démaquillage inadapté peut même accélérer le vieillissement cutané. De quoi réduire l’efficacité de n’importe quelle crème anti-âge. La consommation répétée de lingettes démaquillantes peut aussi laisser des traces…

«A l’examen, on peut déterminer avec précision quelles sont les utilisatrices de lingettes : leur peau est sujette aux impuretés et souvent irritées», soupire l’esthéticienne Elodie d’Astèle, fondatrice du Studio de beauté créative à Paris. D’autant que leurs utilisatrices ne les utilisent pas toujours correctement. Pour éviter l’affaissement des traits, les peaux matures, par exemple, ont besoin de manœuvres douces et remontantes.

Autre constat : «Démaquillant ou nettoyant, peu de clientes font la différence. Or, la différence est capitale. Un produit nettoyant va peiner à dissoudre les pigments», souligne Eric Darve-Bornoz, distributeur de la marque espagnole CV Primary. En clair, seul le gras peut dissoudre… le gras des fards.

Démaquillage en institut : les produits disponibles

Pour vous aider à guider votre cliente dans le choix de son démaquillant, nous avons passé en revue les différents types de produits disponibles sur le marché.

La poudre nettoyante

Il s’agit d’une mousse nettoyante sèche, que l’on active à l’eau. Comme elle contient des agents exfoliants, il faut s’assurer qu’il s’agit bien d’exfoliants enzymatiques doux. Elle renforcera l’éclat des peaux normales, mais sensibilisera les peaux délicates et surtout : elle ne dissoudra pas le maquillage.

Le stick nettoyant

Entre baume et gel, le stick nettoyant est la dernière trouvaille de la «K-Beauty». Il s’applique sur le visage humide et mousse au contact de l’eau. Encore une fois, c’est un produit nettoyant et inefficace pour démaquiller. Il ne convient donc qu’aux clientes qui ne se maquillent pas.

La mousse nettoyante

Elle est agréable à utiliser, mais sa haute teneur en agents tensio-actifs la rend décapante. Les peaux grasses l’apprécient pour sa fraîcheur. En réalité, leur épiderme va secréter deux fois plus de sébum pour rétablir le film lipidique. Enfin, comme son nom l’indique, c’est un produit nettoyant. Il n’est donc pas le plus indiqué pour dissoudre le maquillage.

L’huile démaquillante

D’après les fabricants, elle serait parfaite pour capturer et dissoudre les pigments sans agresser. Petit bémol : la plupart d’entre elles contiennent des huiles minérales, très occlusives. Un vrai piège pour les peaux sensibles ou à tendance acnéique. Le gras minéral inerte n’étant pas assimilé par la peau, on enferme dans les pores ce que l’on voulait éliminer.

En revanche, lorsqu’elle formulée exclusivement à partir d’huiles végétales, elle permet de répondre aux exigences de celles qui abusent des fards longue tenue.

Le biphasé

Merveilleuse trouvaille : on n’a rien trouvé de mieux pour éliminer un mascara waterproof ou un lipstick tenace. Mais il vaut mieux le réserver à cet usage localisé. Car si les silicones qui le composent décollent les pigments, ils ne les dissolvent pas et peuvent même asphyxier la peau. Dans tous les cas, un rinçage à l’eau tiède s’impose.

L’eau micellaire

Plébiscitée en back stage, où il faut démaquiller les tops très vite, elle est aujourd’hui très populaire. Mais, contrairement aux idées reçues, elle n’est pas forcement efficace pour éliminer les fards. Et pour peu que l’on frotte pour enlever ce qui reste, elle peut même se révéler décapante. En revanche, utilisée de façon raisonnable et suivie d’un rinçage à l’eau tiède, elle reste adaptée aux peaux grasses.

Le baume

Il s’est frayé une place au premier rang. Sa texture, riche et fondante, permet d’éliminer les pigments les plus tenaces. A condition, toutefois, d’être formulé avec des huiles végétales, le baume convient à toutes les peaux. Attention, s’il contient des huiles minérales, il présente les mêmes inconvénients que l’huile.

Gel purifiant

Comme la mousse, il s’agit d’un produit nettoyant et non d’un démaquillant. Gorgé d’actifs purifiants, antibactériens et exfoliants, il a été formulé pour les peaux mixtes à grasses. Il ne convient donc pas aux peaux sensibles et sèches.

Le lait

Grand classique, le lait devrait convenir à toutes les peaux à condition d’être riche et épais. Dans son livre «Une peau en pleine forme» (Editions Solar), la dermatologue Nina Roos met en garde contre les formules légères, qui n’ont pas de pouvoir démaquillant pour dissoudre les fards épais.

«Sur les peaux grasses, cela peut même accentuer le problème. Comme il faut passer plusieurs fois le coton pour venir à bout du maquillage, cela peut agir comme une agression répétée», prévient-elle. Moralité ? Dans tous les cas, l’application du lait devra être suivie d’un rinçage à l’eau tiède. Puis d’une lotion, de préférence sans alcool, et de la même marque que le lait, pour parfaire le nettoyage.

Adaptez votre soin à votre cliente

Votre cliente utilise au moins l’un des produits que nous venons de citer. Demandez-lui de vous ramener un flacon vide pour que vous puissiez lire l’étiquette et voir quel ingrédient bloque l’efficacité de votre soin. Vous pourrez ainsi adapter ce dernier en fonction de ce que vous aurez repéré.

Dans tous les cas, éduquez votre cliente. A défaut d’une beauty routine à l’asiatique (application successive de plusieurs produits), conseillez-lui un double démaquillage. C’est le secret de la polonaise Danuta Mieloch, gourou des beautystas new-yorkaises, pour une peau parfaite.

La première étape consistera à enlever les fards (baume, huile, stick, lait), la seconde, à nettoyer (poudre, mousse, gel, eau micellaire). Le tout sera suivi d’un rinçage à l’eau tiède. Car si l’eau froide ne dissout pas les graisses, trop chaude, elle décape le film hydrolipidique. Les perfectionnistes y ajouteront l’application d’une lotion hydratante sans alcool.

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