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Bien-être à l’irlandaise : de la balnéothérapie à l’algue rouge

bien être à l'irlandaise

Le bien-être à l’irlandaise évoque une sérénité profonde, une reconnexion avec la nature et une revitalisation du corps et de l’esprit, plongeant ses racines dans les traditions séculaires de ce pays, riche en paysages verdoyants, mais aussi en soins et en ingrédients.

Bien-être à l’irlandaise : les vertus de l’eau

Quand on parle de bien-être à l’irlandaise, ce n’est pas la première chose qui vient à l’esprit… Réputées pour leur pureté, les sources de ce pays sont restées discrètes. On associe plus facilement l’Irlande à ses alcools qu’à ses eaux thermales. C’est pourtant à la pureté de l’eau utilisée que le whisky doit sa qualité !

Richard Barter


La découverte de la fameuse source de Ballygowan remonte même au XIIe siècle. Exploitée depuis 1986, elle trône désormais sur les meilleures tables du pays. Sa pureté est légendaire, au point de servir aussi de tonique facial et de base à des soins spa réputés.

Toutefois, reconnaissons-le : il est difficile de démêler, dans la culture irlandaise du bien-être, ce qui vient de la tradition locale ou de l’apport turc. En effet, au milieu du XIXe siècle, l’Orient et l’hydrothérapie sont à la mode, depuis qu’un médecin, Richard Barter, a découvert les vertus de l’eau après l’épidémie de choléra de 1832. Il sera définitivement convaincu de ses bienfaits à la suite d’une conférence de Vincent Pressnitz, le chantre de l’eau glacée.

Les bienfaits de l’eau glacée

Ce paysan tchèque, né en 1799, qui fera beaucoup parler de lui, préconise l’emploi systématique de l’hydrothérapie. Il a découvert le pouvoir de l’eau froide, en observant un cerf blessé à la patte tremper celle-ci, tous les matins, dans un ruisseau glacé.

Souffrant lui-même d’une entorse au poignet, il imite l’animal et enveloppe sa main d’un linge humide. Ayant soulagé sa douleur, il fait de telles louanges de son procédé, que l’on parle encore aujourd’hui de compresse de Priessnitz…

Il élabore aussi un traitement miracle, dont le principe est simple : traiter, non la maladie, mais le malade, et déclencher une crise afin que l’organisme mette en route son pouvoir d’auto-guérison. Il rencontre un écho favorable chez les médecins, même si certains demeurent réservés quand il s’agit de soigner de cette façon l’asthme, les mycoses et la syphilis.

Monart Spa, le plus célèbre destination spa d’Irlande.

La naissance du bain romano-irlandais

Stimulé par les expériences de Vincent Pressnitz, Richard Barter, malgré l’opposition de ses confrères, ouvre son propre établissement en 1843 à Saint Ann’s, à dix kilomètres de Cork. Acquis aux idées nouvelles, il y installe d’abord un bain russe. Premier pas vers ce que l’on appellera, plus tard, le bien-être à l’irlandaise…

Car la lecture de l’ouvrage «Les piliers d’Hercule», paru en 1850, dans lequel l’auteur, David Urquhart, prône la construction de bains turcs pour soulager les souffrances des travailleurs, agit comme un révélateur. Dès 1856, Richard Barter installe un bain turc dans son établissement.

La première expérience n’est guère concluante. Situé dans un bâtiment séparé, le bain turc ne parvient pas à chauffer suffisamment l’air. Mais en étudiant la construction des thermes, le praticien arrive à la conclusion que les bains turcs ne sont jamais qu’une forme modifiée de la version romaine. Pour obtenir des effets durables sur le corps humain, il lui faut donc produire de la chaleur sèche.

Dès lors, Richard Barter ne cesse d’améliorer ses installations. il crée le bain turco-romain, qui passe à la postérité sous le nom de bain romano-irlandais. Le médecin construira dix autres instituts, avant de mourir en 1870.

Une petite algue rouge « miracle »

L'algue miracle de l'IrlandeMais la véritable vedette du bien-être à l’irlandaise, née au coeur du Connemara, âpre pays de lacs et de tourbières, est une petite algue rouge, la carragheen, appelée aussi mousse d’Irlande. Cette plante minuscule s’accroche aux parois de granit, en touffes serrées, bravant les intempéries.

Depuis des siècles, pêcheurs et paysans l’utilisèrent comme pansement ou pour soigner toux, rhumatismes et asthme. Aujourd’hui encore, ils l’ajoutent dans leur bain chaud pour détendre les muscles. Séché, blanchi pendant trois semaines en plein air, cet «or» irlandais se retrouve aussi dans les boissons, les soupes, voire les desserts.

Du Connemara sauvage aux côtes déchiquetées du Donegal, au nord-ouest du pays, d’autres algues bénéfiques créent un jardin de mer, où viennent s’approvisionner les spas du pays. L’ascophyllum, une longue algue verte, y croît en abondance, se chargeant au gré des tempêtes en iode, sels minéraux, vitamine et et oligo-éléments.

Beaucoup de soins utilisent ces ressources naturelles en les mêlant à des techniques venues d’ailleurs, comme le massage aux pierres chaudes, la réflexologie plantaire ou le shiatsu. Il existe aussi des soins uniques, comme le massage celtique, dérivé de la version suédoise, qui comprend une suite de manœuvres fluides et puissantes à la fois, la meilleure invitation au sommeil qui soit ! Avec ou sans harpe irlandaise.

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