Profession bien-être : On a tendance à confondre le travail sur la silhouette avec la minceur. Quelles sont les différences ?
Ghislain Rolet : C’est vrai que, dans les instituts traditionnels ou généralistes, on va proposer une technologie dite minceur, mais, dans les faits, c’est surtout une prise en charge, souvent avec du palper-rouler, où on va travailler sur la texture de la peau, la réduction de la cellulite ou la perte centimétrique. En vérité, quand on parle de minceur, il faut l’associer à la perte de poids. La technologie fait perdre des centimètres, mais c’est l’alimentation qui va permettre d’avoir cette perte de poids. Et donc, la minceur, dans son terme générique, est plus associé à ce coaching alimentaire, avec des technologies qui vont aider à remodeler le corps, à le raffermir, avant d’arriver à une perte centimétrique.
Le travail sur la silhouette, c’est la première étape ?
C’est pas forcément la première. On va déjà perdre du poids. Après, on va traiter les zones récalcitrantes, par exemple avec de la cryo. Quand vous avez perdu 5 à 10 kilos, il restera toujours une zone récalcitrante, au niveau de la sangle abdominale pour les hommes, chez les femmes, ce sera la culotte de cheval sur laquelle on va pouvoir agir avec des technologies plus ciblées, pour gérer l’aspect peau ou cellulitique, voire le raffermissement, à travers un travail de radiofréquence, par exemple.
Combien de temps faut-il pour obtenir des résultats en matière de minceur ?
Chez JFG Clinic, on fait toujours un premier bilan pour diagnostiquer les besoins et les attentes de la cliente. On ne veut pas tous faire le même poids ! Après, on veut surtout se sentir bien dans son corps. C’est pour ça que le bilan de départ est très important à travers une balance impédancemètre, mais aussi un dialogue avec la cliente, pour comprendre ses attentes. Ensuite, on va associer un programme avec un nombre de séances et un coaching semaine après semaine. On ajoute également des compléments alimentaires qui vont nous permettre de performer les résultats et d’accompagner nos clientes à la maison. On sera sur des objectifs de 5 à10 kilos sur une période de 10 à 12 semaines
On sait qu’après un régime, la difficulté, c’est de pouvoir tenir le cap. Comment faites-vous pour éviter l’effet yo-yo ?
Après les phases d’objectifs, où l’on se voit chaque semaine, viennent les phases de stabilisation et d’entretien, qui permettent d’espacer les rendez-vous. On passe alors à des rencontres tous les 15 jours, puis mensuelles, pour maintenir le lien avec les clientes, car elles sont en attente de ce suivi. Elles viennent chez nous pour trouver une personne référente, pour les mettre en confiance, parce les habitudes d’alimentation, les gens sont au courant.
C’est juste qu’ils ont besoin d’un cadre avec des personnes pour les encourager. Beaucoup ne déjeunent pas le matin et le font très rapidement le midi, une salade, un sandwich entre deux activités, et à partir de 16h, ils commencent à grignoter. Et donc, si on rééquilibre les repas sur la journée – un vrai petit-déjeuner, on s’assoit le midi pour manger, etc. – le soir, on a déjà moins faim, on stocke moins.
Il faut combien de temps pour adopter de bonnes habitudes ?
Cela dépend des personnes. Cela peut prendre plus ou moins de temps, mais après, quand elles ont trouvé un cadre, une personne référente et une coach qui va les motiver et les suivre, il y a une vraie fidélisation, une vraie confiance qui est installée.
Est-ce qu’il faut revenir vous voir pour faire un peu de technologie ?
Nous ne proposons pas un régime, mais un rééquilibrage alimentaire, c’est-à-dire bien manger, de tout, avec les bonnes proportions, selon son métabolisme. Tout est étudié. Nos franchisés sont formés durant trois semaines à Valence (le siège de JFG Clinic, NDLR). Ensuite, les habitudes, ça va dépendre des personnes. Certaines vont avoir besoin de revenir, parce qu’elles se sentiront un peu moins bien. On va alors les recadrer et les aider à reprendre les bonnes habitudes. Une fois que l’objectif est atteint, elles sont mieux dans leur corps et mieux dans leur tête.
Propos recueillis par Georges Margossian.
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