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Mobilisation passive : au-delà du massage, la libération articulaire

mobilisation passive

La mobilisation passive est utilisée pour traiter des problèmes musculo-squelettiques. Elle se caractérise par le mouvement d'une articulation du client effectué entièrement par le praticien.

La mobilisation passive est simple à décrire : faire bouger le membre d’une personne, bras ou jambe, sans que cette dernière n’y participe en contractant ses muscles. Reste la mise en pratique… Plus compliquée ! Car les mouvements qu’elle induit, caractérisés par leur lenteur et leur douceur, doivent respecter le jeu articulaire et garantir une totale sécurité pour le client (ou le patient, si le praticien est un kiné).

Bienfaits de la mobilisation passive

mobilisation passive La mobilisation permet d’étirer la musculature, entraînant un apaisement des tensions et des contractures musculaires, souvent ressenties par les clients comme douloureuses. Cette détente musculaire est souvent la première étape vers une récupération plus complète et satisfaisante.

De plus, avec le temps ou à la suite de traumatismes, il n’est pas rare que des adhérences se forment entre les tissus, limitant la mobilité et causant parfois de la douleur. Grâce à la mobilisation passive, celles-ci peuvent être décomposées, rétablissant ainsi la flexibilité des tissus et réduisant notablement la douleur associée.

Les articulations, quant à elles, peuvent voir leur amplitude de mouvement réduite pour diverses raisons, allant des blessures sportives aux maladies dégénératives en passant par les chirurgies. Ici, la mobilisation passive vise à restaurer cette amplitude perdue, offrant au patient une meilleure qualité de mouvement.

Enfin, il arrive que certaines articulations soient «bloquées», un état où leur mouvement est limité ou entravé. La mobilisation passive intervient alors pour libérer ces blocages, rétablissant ainsi la fonction normale de l’articulation concernée.

À quelles techniques fait-elle appel ?

MASSAGEPour les mobilisations articulaires, les techniques oscillatoires consistent à appliquer des mouvements répétitifs, rythmiques et de faible amplitude à une articulation, permettant d’améliorer la mobilité et de réduire la douleur. Ces oscillations sont effectuées à un rythme constant, offrant un effet relaxant tout en favorisant le mouvement articulaire.

Les glissements, quant à eux, impliquent un mouvement continu et linéaire le long d’une articulation ou d’une surface osseuse. Ce faisant, le praticien peut déplacer doucement l’articulation à travers sa plage de mouvement, facilitant ainsi la libération des adhérences ou des tensions.

Quand on parle de mobilisations des tissus mous, les étirements sont souvent utilisés pour dénouer les grippages. Leur objectif est de créer un étirement contrôlé des muscles et des fascias, contribuant à relâcher les tensions musculaires et à améliorer la flexibilité.

Les manipulations, autre technique utilisée, permettent des approches plus profondes et ciblées. Souvent employées pour traiter des zones spécifiques de tension ou de douleur, elles aident à détendre les muscles et à favoriser leur relâchement.

Déroulement d’une séance de mobilisation passive

Quand elles sont intégrées à un protocole de massage, les mobilisations sont généralement positionnées à la fin de la séance. Cette stratégie vise à profiter du réchauffement des muscles, qui, après avoir été massés, sont plus détendus et réceptifs à la mobilisation.

Le mouvement doit toujours être doux et lent, ce qui permet de garantir que l’articulation est mobilisée en toute sécurité, sans causer de stress inutile ou de risque de blessure. Ensuite, le praticien doit toujours veiller à travailler dans la limite naturelle de mouvement de l’articulation, sans jamais forcer ou créer de pression excessive.

Autre point de vigilance : l’absence de douleur. Si un client souffre lors de la mobilisation, cela peut indiquer que la technique n’est pas correctement appliquée ou que l’articulation n’est pas prête pour ce type de mouvement. Dans tous les cas, l’écoute et le retour d’information sont essentiels.

LIRE AUSSI : L’étirement myofascial : techniques et bénéfices pour les masseurs

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