Vaccin Covid-19 : vers un nouveau durcissement du gouvernement ?

Durcissement de la réglementation sur le passe sanitaire

Interrogée par Europe 1, la ministre du Travail, Elisabeth Borne, n’exclut pas la possibilité de perdre son passe sanitaire en cas de refus d’une troisième dose du vaccin contre le Covid-19.

Alors que la prolongation du passe sanitaire jusqu’en juillet 2022 va être discutée par les parlementaires, la ministre du Travail encourage les personnes éligibles à se faire injecter une troisième dose de vaccin. Plusieurs millions et demi de Français, de plus de 65 ans, immunodéprimés ou soignants, sont aujourd’hui concernées.

Pour l’instant, la mesure n’a pas été actée par le gouvernement, mais, face au rythme de campagne de rappel jugé «insuffisant» par le ministre de la Santé, Olivier Véran, il n’est pas impossible que l’exécutif  aille plus loin, en durcissant certaines dispositions, comme la possibilité de perdre son passe sanitaire en cas de refus.

«C’est quelque chose qu’on regarde mais ce n’est pas décidé aujourd’hui», a déclaré jeudi Elisabeth Borne au micro d’Europe 1. «Quand on a reçu sa deuxième dose il y a plus de six mois, on le voit dans d’autres pays, l’immunité baisse. L’objectif est évidemment de rester protéger avec ce vaccin dont on bénéficie heureusement aujourd’hui», a-t-elle ajouté.

Jusqu’à maintenant, la campagne de rappel ne concernait que les plus de 65 ans et les personnes à risque, comme les obèses et les diabétiques, à condition d’avoir été vaccinés plus de six mois auparavant, ce qui représente 18 millions de Français. Début octobre, la Haute autorité de Santé (HAS) a assuré, dans un avis, que tous les soignants peuvent désormais se faire injecter une troisième dose de vaccin anti-Covid.

Le Danemark donne l’exemple en Europe

Au-delà des catégories particulières visées par la troisième dose, la HAS a estimé «que l’administration d’une dose de rappel deviendra probablement nécessaire au cours des mois qui viennent» dans l’ensemble de la population, même si cela n’est «pas justifié à ce stade», suivant ainsi la position de l’Autorité européenne du médicament (EMA), qui a autorisé au début du mois la généralisation d’un rappel à tous les adultes.

C’est d’ailleurs le cas du Danemark : alors que les restrictions pour lutter contre la pandémie ont été levées début septembre, les autorités sanitaires vont proposer à tous une troisième dose de vaccin anti-Covid, a indiqué le 15 octobre le ministre de la Santé du royaume. Ainsi, les Danois seront invités six mois et 14 jours après avoir reçu la deuxième dose à revenir se faire vacciner.

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