Le groupe d’experts indépendants chargé d’éclairer le gouvernement sur le salaire minium légal ne recommande pas de coup de pouce au 1er janvier. En revanche, il plaide pour une réforme «ambitieuse».
Parmi les trois options qu’il propose, la dernière, «totalement inédite», selon le journal Les Echos qui rapporte l’information, consiste à indexer automatiquement le Smic chaque 1er janvier sur la moyenne des évolutions des minima salariaux d’un panel de branches représentatives, à l’image de ce qui se fait aux Pays-Bas ou en Allemagne.
«Cela n’a jamais été envisagé en France et cela n’empêcherait pas les coups de pouce. Pour le gouvernement, cela changerait tout : il soutiendrait la négociation collective», affirme Gilbert Cette, professeur d’économie à Neoma Business School, qui préside le groupe d’experts.
Une hausse inférieure à 2% ?
Les Echos relèvent toutefois, graphiques à l’appui, que l’indice des minima de branche qui donne une mesure des négociations conventionnelles progresse moins vite que le Smic, comme on l’a vu récemment pour la branche coiffure. Ses chances de succès semblent donc maigres, «que ce soit auprès de l’exécutif pour des raisons politiques ou des syndicats qui ont trop à y perdre», estime le quotidien économique.
En attendant, le groupe d’experts ne recommande pas de coup de pouce au 1er janvier, mais une revalorisation automatique d’environ 1,8%, soit une hausse de 30 euros brut par mois. Le chiffre exact de la hausse, quant à lui, sera connu à la mi-décembre.
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