À partir de janvier 2024, la loi permettra aux jeunes de passer leur permis de conduire et de conduire dès 17 ans, a expliqué mardi la Première ministre sur le média en ligne Brut. Actuellement, ils ne peuvent prendre le volant seul qu’à partir de 18 ans. Cette réforme, présentée comme «un vrai plus» pour les jeunes en apprentissage, abaisse donc ce seuil d’un an.
Parallèlement, l’aide de 500 euros, auparavant réservée aux apprentis pour financer leur permis, sera disponible pour tous les élèves des lycées professionnels. Cette extension vise à soutenir les jeunes qui doivent effectuer des stages et se retrouvent dans une situation complexe entre leur domicile, leur centre de formation et leur lieu de travail, a poursuivi Elisabeth Borne, pour justifier le ciblage des aides.
Les réactions à cette mesure n’ont pas tardé. Le Syndicat des indépendants et des TPE a salué cette mesure, tout en appelant à la vigilance concernant la responsabilité des dirigeants en cas de déplacements professionnels, et des surcoûts d’assurance potentiels. «Ces surcoûts sont à prendre en compte, quand 50% de indépendants constatent une trésorerie qui s’est détériorée en un an», a souligné Marc Sanchez, son secrétaire général, dans un communiqué.
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Permis à 17 ans : les assurances du gouvernement
Par ailleurs, plusieurs associations ont exprimé leurs inquiétudes. Pour Jean-Yves Lamant, président de la Ligue contre la violence routière, cette décision va à l’encontre des efforts pour réduire le nombre de morts sur la route. De son côté, Anne Lavaud, directrice générale de l’association Prévention routière, estime qu’il s’agit d’une mauvaise idée qui expose davantage les jeunes à des risques.
Face à ces préoccupations, Elisabeth Borne a promis de faire preuve de vigilance, promettant d’être «très attentive sur le niveau demandé» pour obtenir le permis, alors que les accidents de la route sont la première cause de mortalité chez les jeunes âgés de 18 à 24 ans.
Le gouvernement est aussi «en train de renforcer les attestations de sécurité routière pour en faire des sortes de pré-codes», a-t-elle ajouté, en assurant qu’il n’y avait «pas eu plus d’accidents» dans les pays voisins qui ont un permis de conduire à 17 ans.



