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Mobilisations «violentes» et «blocages» pénalisent le commerce, déplorent les CCI

Les commerçants craignent l'impact des manifestations violentes sur les centres villes

Les Chambres de commerce et d’industrie ont dénoncé vendredi l’impact des «manifestations violentes» sur l’activité des commerces, au lendemain d’une journée de mobilisation contre la réforme des retraites.

«Alors que des tensions et des heurts apparaissent dans plusieurs villes de France, les troubles et les blocages impactent l’activité des commerçants alors même que leur situation reste fragilisée dans un contexte économique délicat», dénonce CCI France dans un communiqué.

Les Chambres de commerce et d’industrie estiment qu’«après la crise sanitaire et dans une période marquée par l’inflation et les difficultés d’approvisionnements, nos commerçants ne peuvent pas se permettre de baisser le rideau», rappelant qu’en France, le commerce de proximité représente 634 000 entreprises pour 3,5 millions d’emplois.

«Si faire grève est un droit, la dégradation des commerces est en revanche inacceptable et répréhensible. Les stigmates et les traces des violentes manifestations à Paris, et plus généralement dans nos centres-villes ces derniers jours, doivent nous alerter», regrette le réseau, qui demande que la liberté de commercer et de circuler soit respectée.

« Une double peine » pour les indépendants

Mercredi, la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises), avait déclaré, dans un communiqué, que «le spectacle des troubles ou des blocages, en marge de manifestations responsables et pacifiques, inquiète les chefs d’entreprise qui craignent qu’une forme de désordre s’installe».

Quant aux indépendants, ils «subissent une double peine», regrettait la semaine dernière le Syndicat des indépendants, dans un communiqué. Outre la réforme des retraites, qui «leur est largement défavorable», les mouvements sociaux «pénalisent leurs activités et viennent grossir les rangs des défaillances et cessations d’activité», estimait son président, Marc Sanchez. 

LIRE AUSSI : Retraites : « La vraie crainte, pour les indépendants, c’est la grève reconductible »

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