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L’Union des auto-entrepreneurs rejoint une organisation patronale

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Afin de peser davantage dans le dialogue social, l'Union des auto-entrepreneurs (UAE) va rejoindre l'Union nationale des professions libérales (Unapl), en tant que membre associé. 

L’UAE, tout comme la Fédération des auto-entrepreneurs (FAE), ne sont pas des organisations qui participent aux négociations paritaires entre employeurs et salariés. Cette annonce va donner à la première les moyens de se faire entendre dans le dialogue sociale.

«Cette adhésion ouvre la porte d’un chemin de la crédibilité et de la représentativité de ces près de 2 500 entrepreneurs libéraux qui s’inscrivent chaque jour à ce régime», estime le président de l’UAE François Hurel dans un communiqué commun, rapporte le site d’information spécialisée Liaisons sociales.

L’UAE en quête de reconnaissance

Le régime de l’auto-entrepreneuriat, officiellement appelé micro-entreprise, «est en plein essor et séduit de plus en plus de créations d’activités dans les métiers libéraux», ajoute l’UAE. Selon l’organisation, 70% des auto-entrepreneurs «exercent dans le secteur libéral».  D’où son rapprochement avec l’Unapl, qui regroupe 68 syndicats et associations représentant les professions libérales.

«Cette adhésion permettra une meilleure prise en compte des spécificités des professionnels libéraux qui choisissent d’exercer leur activité sous le régime fiscal et social de l’auto-entreprise et qui sont nombreux au sein de plusieurs organisations membres de l’Unapl», a déclaré pour sa part Michel Picon, son président, cité dans le même communiqué.

L’Unapl est l’une des composantes de l’Union des entreprises de proximité (U2P), troisième organisation patronale française. En devenant membre associé de ce syndicat patronal, l’organisation de François Hurel accède donc à une plateforme d’influence plus large, susceptible d’augmenter la visibilité et l’impact de ses revendications.

Des tensions persistantes avec les artisans

Une alliance qui risque toutefois de faire grincer des dents. Les artisans, qui sont aussi représentés au sein de l’U2P, dénoncent régulièrement la concurrence déloyale des auto-entrepreneurs, qui paient moins de cotisations sociales qu’eux, même si le chiffre d’affaires qu’ils sont autorisés à réaliser est limité. Ils seraient ainsi en mesure de proposer des tarifs plus compétitifs.

Pour autant, la croissance constante du nombre d’auto-entrepreneurs témoigne de l’émergence d’une nouvelle forme de travail. De plus en plus de professionnels, notamment dans le secteur libéral, choisissent ce régime pour sa flexibilité et sa simplicité.

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