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La retraite progressive ouverte à tous dès 60 ans entre en vigueur

RETRAITE PROGRESSIVE

Dès le 1er septembre, la retraite progressive devient plus accessible : les salariés et travailleurs indépendants pourront en bénéficier dès 60 ans, à condition d’avoir 150 trimestres cotisés (ou validés) et une activité entre 40 et 80% d’un temps complet.

C’est officiel : les décrets fixant les nouvelles conditions d’accès à la retraite progressive sont parus au Journal officiel le 23 juillet. Jusqu’ici, l’âge minimum pour bénéficier de ce dispositif variait en fonction de votre année de naissance. Par exemple, 61 ans et six mois si vous êtes né(e) en 1966, 62 ans si vous êtes né(e) en 1968 ou après. 

Désormais, la règle change : à partir de 60 ans, il devient possible d’activer la retraite progressive, à condition d’avoir cotisé au moins 150 trimestres, soit l’équivalent de 37,5 années. Cette mesure s’appliquera à tous les statuts, salariés et fonctionnaires, à partir du 1er septembre prochain. Elle concerne aussi les indépendants et les professions non salariées.

Cette réforme est le fruit d’un accord national interprofessionnel signé le 14 novembre 2024 entre les organisations patronales et syndicales, le Medef, la CFDT et la CFTC. Son objectif : permettre aux actifs en fin de carrière de mieux aménager leur départ, tout en encourageant le maintien dans l’emploi.

Les droits à la retraite se poursuivent

La retraite progressive permet de réduire son activité – entre 40 et 80% d’un temps complet -, tout en percevant une fraction de sa retraite, équivalente au temps non travaillé. Par exemple, si vous décidez de passer à 60% de temps de travail, vous toucherez les 40% restants sous forme de pension. À mi-temps, vous percevrez 50% de votre retraite. Etc.

Bon à savoir : la période en retraite progressive continue à générer des droits à la retraite. En clair, même si vous touchez déjà une partie de votre pension, vous continuez à cotiser, et donc à améliorer le montant de votre retraite définitive. Lors de votre départ complet, celle-ci sera recalculée en tenant compte de l’ensemble de votre carrière, y compris les trimestres supplémentaires effectués pendant cette phase transitoire.

L’employeur doit donner son accord

Attention, toutefois : pour les salariés, la retraite progressive n’est pas un droit automatique. Elle nécessite l’accord de l’employeur, qui peut refuser. Si c’est le cas, il doit motiver sa décision. Voilà pourquoi, pour éviter toute mauvaise surprise, il est recommandé d’anticiper toutes ces démarches. 

La demande doit être déposée au moins cinq mois avant la date de mise en œuvre souhaitée. Elle peut se faire en ligne sur le portail info-retraite.fr, ou par courrier, via le formulaire Cerfa n° 10647, accompagné d’une attestation de l’employeur précisant le taux de temps partiel convenu.

LIRE AUSSI : Arrêts maladie : le nouveau Cerfa s’impose à partir du 1er septembre

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