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Embauche d’apprentis : vers une révision du système de financement

Apprentissage

Carole Grandjean a promis de maintenir la prime à l’embauche des apprentis de 6 000 euros l’an prochain. La ministre déléguée chargée de l'Enseignement et de la Formation professionnels annonce aussi une grande consultation sur l’alternance avant mai 2024.

La prime unique à l’apprentissage, qui était dans le collimateur du projet de loi de finances (PLF), ne sera finalement pas rabotée. Le gouvernement n’y est visiblement pas favorable. Un soulagement pour les acteurs de l’alternance, qui ont déjà dû faire face, à la rentrée, à une réduction des niveaux de prise en charge des contrats d’apprentissage.

«Nous ne modifierons pas son montant, qui sera toujours de 6 000 euros, quelle que soit l’entreprise, quel que soit l’âge de l’apprenti», a ainsi promis Carole Grandjean, ministre déléguée en charge de l’Enseignement et de la Formation professionnels, mardi dernier, lors des premières assises de l’apprentissage organisées par CMA France.

Le gouvernement ne touchera donc pas à la prime à l’embauche d’un alternant, en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, qui avait déjà été recalibrée, en fin d’année dernière, à 6 000 euros. Mais en contrepartie, il veut réviser l’ensemble du système de financement.

Et pour cela, l’exécutif va lancer une grande consultation avec les acteurs de l’alternance, qui doit se tenir entre la fin de l’année et le mois de mai prochain, a annoncé Carole Grandjean. Pour mémoire, la France consacre environ 21 milliards d’euros au financement de l’apprentissage.

« Sauver la rentrée 2024 »

Les réactions des organisations professionnelles ne se sont pas fait attendre. L’Union des entreprises de proximité (U2P) a indiqué, dans un communiqué, que l’aide à l’apprentissage devait «être fléchée prioritairement vers les entreprises de moins de 250 salariés, voire de moins de 50 salariés».

Le réseau des chambres de métier et de l’artisanat a estimé, pour sa part, qu’«il était urgent de revoir le système dès l’an prochain, afin de sauver la rentrée 2024». Son président, Joël Fourny, a remis mardi les propositions de CMA France à Carole Grandjean, parmi lesquelles «un niveau de prise en charge socle établi par formation ou par type de formation», ainsi qu’une participation complémentaire des Conseils régionaux «pour garantir l’offre de formation en proximité».

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