Cette mesure, qui vise à bannir l’utilisation de l’additif controversé dans les denrées alimentaires, a été prolongée en 2022, selon un arrêté publié le 31 décembre.
En janvier 2020, la France avait suspendu son utilisation, à la suite d’un avis défavorable de l’Agence de sécurité sanitaire (Anses). Signalé sur les étiquettes par TiO2 ou E171, cette poudre blanche, qui contient des nanoparticules, est utilisée principalement comme colorant pour blanchir ou intensifier la brillance des produits alimentaires (confiseries, pâtisseries, plats cuisinés).
Début octobre, la Commission européenne a donné son feu vert pour interdire le dioxyde de titane dans l’alimentation à l’échelle de l’UE, après une remise en cause de sa sécurité par le régulateur européen : l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait considéré qu’il ne pouvait plus être considéré comme «sûr» en tant qu’additif alimentaire. Elle avait indiqué début mai qu’on ne pouvait pas exclure la génotoxicité du composant, c’est-à-dire sa capacité à endommager l’ADN.
L’interdiction européenne doit entrer en vigueur début 2022, avec une période de transition de six mois. «Pendant ce délai et afin de garantir l’absence de nouvelle mise sur le marché français de denrées alimentaires contenant du dioxyde de titane en tant qu’additif, la mesure de suspension est maintenue en 2022», est-il expliqué dans la notice de l’arrêté publié par la France. Cette interdiction ne concerne pas les médicaments et les cosmétiques.



