Alimentation : le dioxyde de titane interdit à partir de 2022

Interdiction du dioxyde de titane

L’Union européenne a donné son feu vert pour interdire dès 2022 le colorant E171 comme additif alimentaire, déjà suspendu en France, après les réserves formulées en mai par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).  

Également appelé E171, le dioxyde de titane est utilisé pour ses propriétés colorantes (pigment blanc) et opacifiantes dans de nombreux produits alimentaires, comme les confiseries, les pâtisseries ou des plats cuisinés, voire certains dentifrices ou cosmétiques. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait indiqué début mai qu’on ne pouvait pas exclure la génotoxicité du composant, c’est-à-dire sa capacité à endommager l’ADN.

Vendredi, la Commission européenne a proposé d’interdire l’E171 dans l’alimentaire sur tout le territoire de l’UE dans un projet approuvé par les représentants des Vingt-Sept, a indiqué l’exécutif européen dans un communiqué. «À moins qu’une objection ne soit adoptée d’ici la fin de l’année par le Conseil ou le Parlement européen», le texte devrait entrer en vigueur début 2022, avec une transition de six mois à l’issue de laquelle l’interdiction sera totale pour l’usage dans les produits alimentaires.

La France a déjà pris les devants

Voilà donc la France confortée dans ses choix. En janvier 2020, elle a suspendu l’utilisation de cet additif, à la suite d’un avis défavorable de l’Agence de sécurité sanitaire (Anses). Reste à présent le cas des médicaments et des cosmétiques. Pour l’instant, l’industrie pharmaceutique, qui utilise également le colorant E171 dans la confection de médicaments, ne sera pas concernée par l’interdiction, de façon à «prévenir toute pénurie» de produits médicaux, rapporte l’AFP.

En mai dernier, Alain Bazot, le président de l’UFC-Que Choisir, regrettait, après l’annonce de l’avis de l’Autorité européenne, que «ni l’Anses française, ni l’AESA européenne ne se soient penchées sur la présence de dioxyde de titane dans plus de 4 000 médicaments et près de 7 000 produits cosmétiques susceptibles d’être ingérés, tels que des dentifrices, des baumes et rouges à lèvres, des bains de bouche, y compris dans leurs versions destinées aux enfants».

 

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