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CPF : les salariés mis à contribution pour payer leurs formations

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C’est confirmé : une participation forfaitaire des Français à leur compte personnel de formation (CPF) sera mise en oeuvre cette année, a annoncé Thomas Cazenave, le ministre délégué chargé des Comptes publiques. Mais à quel niveau ? 

«Cette participation forfaitaire va être mise en œuvre dès cette année, ce qui nous permettra de générer 200 millions d’euros d’économies sur un total de 2 milliards»,  a déclaré lundi le ministre à la presse, évoquant une mesure «juste» et «nécessaire» dans un contexte difficile pour les finances publiques.

Le reste à charge pour les utilisateurs du CPF «a vocation à se situer au minimum à 10% du coût de la formation», indique-t-on au ministère de l’Economie. Le décret officialisant cette obligation de contribution financière des salariés serait prévu pour le mois d’avril.

«Pour que cela se traduise [dans les faits], il faudra qu’il y ait une négociation avec les partenaires sociaux menée par le ministère du Travail, sur laquelle, pour l’instant, il n’y a pas d’élément à l’agenda», a estimé, de son côté, van Ricordeau, chargé de la formation professionnelle à la CFDT, cité par l’AFP. Concrètement, «les salariés vont continuer dans les mois qui viennent à se servir de leur CPF comme aujourd’hui», selon le responsable syndical.

Dans un communiqué, Force ouvrière déplore aussi «l’inopportunité de cette annonce» gouvernementale, au regard notamment de «l’inflation qui affecte toujours le pouvoir d’achat des ménages». «Une telle mesure conduirait au détournement du CPF au détriment du droit à la formation professionnelle des salariés (notamment les moins qualifiés)», déplore le syndicat.

Coup de rabot sur les dépenses publiques

Enfin, les organismes de formation, par la voix de leur fédération, les Acteurs de la compétence, ont aussi dénoncé «la brutalité du calendrier, la verticalité de la méthode et les incohérences du gouvernement». «L’instauration d’un reste à charge à hauteur de 10% freinerait drastiquement l’accès de tous au CPF», ajoute-t-elle dans un communiqué.

La fédération relève que le gouvernement a autorisé depuis le mois dernier le financement du permis moto A2 par le CPF, pour un coût «évalué à 250 millions d’euros en 2024 si la tendance observée en janvier se confirme», alors qu’il cherche à faire avec le reste à charge 200 millions d’économies sur le CPF, sur un coût total de 2 milliards.

Dimanche, le ministre de l’Économie a annoncé la révision de la croissance française «de 1,4 % à 1 %» pour 2024. Cette décision tient compte « du nouveau contexte géopolitique», a justifié Bruno Le Maire évoquant, entre autres, la guerre en Ukraine et « une récession en 2023 en Allemagne».

Une révision qui affecte l’équilibre des comptes publics en réduisant les recettes fiscales, générées par la consommation et la production. Pour compenser cet écart, le ministre s’est engagé à réaliser « 10 milliards d’économies immédiates » sur le budget de l’État. Ni la Sécurité sociale ni les collectivités territoriales ne seront touchées par ce coup de rabot, a-t-il assuré.

LIRE AUSSI : CPF : aucune participation financière des salariés en 2024

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