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Contrat de professionnalisation : l’U2P propose de réserver l’aide aux entreprises de moins de 50 salariés

Contrat de professionalisation

Nouvelle réaction contre la décision du gouvernement de supprimer l’aide à ces contrats dès le 1ᵉʳ mai : l’U2P trouve la mesure «incompréhensible» et invite l’exécutif à en limiter le bénéfice aux entreprises de moins de 50 salariés. 

Dans un communiqué publié jeudi, l’Union des entreprises de proximité (U2P) déclare s’opposer «à une mesure et à une méthode inadaptées». Le 14 avril, le gouvernement a proposé à la Commission nationale de la négociation collective, de l’emploi et de la formation professionnelle (CNNCEFP) un projet de décret visant à supprimer l’aide pour les contrats de professionnalisation (6 000 euros) signés à partir du 1ᵉʳ mai, indique Le Monde. Les contrats d’apprentissage, en revanche, conservent leur aide.

«Surprenante méthode d’abord, consistant à révéler un projet de décret sans avoir consulté au préalable, ni les partenaires sociaux ni les organisations les plus concernées, et cela pour une application quasi immédiate de la mesure», s’étonne l’U2P, qui estime, en outre, la mesure «incompréhensible sur le fond».

«Le dispositif du contrat de professionnalisation répond aux besoins spécifiques d’un grand nombre d’entreprises et de branches professionnelles», souligne l’organisation patronale, qui invite le gouvernement, «plutôt que de pénaliser toutes les entreprises qui ont recours au contrat de professionnalisation, à en limiter le bénéfice aux entreprises de moins de 50 salariés». Elle suggère d’y inclure l’aide à l’apprentissage.

Soutien de l’Unec à la proposition de l’U2P

Une proposition également soutenue par l’Union nationale des entreprises de coiffure. «Je peux comprendre la nécessité pour l’Etat de trouver des sources d’économies mais je soutiens fermement la demande de l’U2P et de la CNAMS de conserver et réserver cette aide aux entreprises de moins de 50 salariés qui sont celles, selon moi, qui en ont le plus besoin pour déclencher l’acte d’embauche», enfonce le clou Christophe Doré, son président, dans un communiqué publié lundi.

La semaine dernière, la Confédération nationale et artisanale des instituts de beauté (Cnaib-Spa) avait manifesté son incompréhension. «Les CQP de la branche, en particulier, se verront pénalisés, car ils en bénéficient, alors que les instituts de beauté sont très demandeurs d’une montée en compétences», avait déploré Martine Berenguel, sa présidente.

LIRE AUSSI : Contrat de professionnalisation : la Cnaib et l’Unec déplorent la suppression de la prime

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