Lors de sa conférence de presse du 16 janvier, le président de la République a annoncé qu’un nouveau «congé de naissance», «mieux rémunéré et qui permettra aux deux parents d’être auprès de leur enfant pendant six mois» allait être créé, en remplacement du congé parental.
Emmanuel Macron a estimé que le congé actuel suscite «beaucoup d’angoisse, parce qu’il est extrêmement peu et mal rémunéré», et crée ainsi «des situations impossibles». «Surtout, il sera plus court que le congé parental actuel, qui peut aller jusqu’à trois ans et qui éloigne beaucoup de femmes du marché du travail», a-t-il ajouté.
Le dispositif actuel est peu attractif
Actuellement, après le congé maternité ou paternité, les parents peuvent interrompre leur travail jusqu’au deuxième anniversaire de l’enfant – trois ans en cas de partage du congé. Cependant, instauré en 1977 et plusieurs fois modifié, ce dispositif peine à attirer, principalement à cause de son indemnité modeste de 429 euros par mois.
L’utilisation de ce congé parental a même diminué, passant de 500 000 parents en 2013 à 246 000 en 2020, et moins de 1% des pères y ont eu recours, d’après une étude de 2021 de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).
En novembre, Aurore Bergé, alors ministre des Solidarités, avait annoncé la création d’un «nouveau droit» familial pour 2025, suggérant que ce congé «pourrait» se superposer au congé parental actuel. Sur Sud Radio, la semaine dernière, elle a indiqué que les deux parents pourraient prendre ce congé simultanément ou successivement, à temps plein ou partiel.
Plus court que le congé parental
À ce stade, aucun montant n’a encore été dévoilé, les modalités autour de ce nouveau congé devant faire l’objet de discussions avec les partenaires sociaux. Aurore Bergé, désormais en charge de la question de l’Egalité entre les femmes et les hommes, a toutefois réaffirmé que le montant irait «bien au-delà des 429 euros» actuels.
Quant à sa durée, le congé de naissance devrait être moins long que le congé actuel : la période de «six mois», évoquée par Emmanuel Macron, engloberait la période de congé maternité (16 semaines) et de congé paternité (28 jours), a précisé sur Sud Radio Aurore Bergé.
«Quand vous cumulez congé paternité ou maternité, que vous ajoutez ce congé qui sera créé, cela fait à peu près six mois par parent qui pourront être pris», a-t-elle souligné. Toutefois, les conditions professionnelles pour en bénéficier, notamment en termes d’ancienneté et de statut, ne sont pas encore connues.
Reste la date de son entrée en vigueur, encore inconnue. Pour sa part, le chef de l’Etat n’a donné aucune indication de calendrier.
Avec l’AFP.
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