Les remboursements des médecines dites «douces», comme l’ostéopathie, la naturopathie ou encore la sophrologie, également classée dans cette catégorie fourre-tout, ont presque quintuplé en huit ans, atteignant désormais près d’un milliard d’euros, selon un rapport sénatorial publié fin septembre.
Cette explosion des prestations s’explique par une demande croissante des assurés, mais aussi par l’utilisation de ces pratiques comme «un argument marketing» par les complémentaires santé, estiment les sénateurs. Leur rapport exprime des réserves sur l’efficience des remboursements liés aux médecines douces, soulignant que leur efficacité «n’est pas prouvée scientifiquement», alors que le système de santé est confronté à des difficultés de financement.
Face à cette situation, la mission sénatoriale propose de rendre la couverture de ces prestations optionnelle. L’objectif serait de retirer les médecines douces du cadre des contrats responsables, afin de réduire les coûts pour les assurés qui n’en bénéficient pas.
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