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Apprentissage : le ministre du Travail justifie la fin des exonérations

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Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a justifié mardi la baisse du salaire net des apprentis prévue dans le projet de budget 2026. Selon lui, ces jeunes «disposent des mêmes droits contributifs que les salariés» mais ne cotisent pas «à proportion de leur rémunération».

L’apprentissage, longtemps érigé en vitrine de la politique de l’emploi, entre dans une nouvelle phase. Après des années d’aides et d’exonérations, le gouvernement a choisi de revoir les règles du jeu. Dans son projet de budget pour 2026, il propose de supprimer les exemptions de cotisations dont bénéficient encore les apprentis. 

Une mesure technique, mais aux conséquences immédiates : le salaire net de ces jeunes baissera mécaniquement. Jusqu’ici, les apprentis profitaient d’un statut avantageux. Avant 2025, leur rémunération échappait largement aux cotisations sociales et à la contribution sociale généralisée (CSG), si bien que leur salaire net se rapprochait presque du brut. 

Une première correction est intervenue en 2025 : la part du revenu dépassant 50% du Smic brut (environ 900 euros) a été soumise aux prélèvements. Le projet 2026 franchit une étape supplémentaire : la suppression totale de l’exemption, afin d’aligner les apprentis sur le régime commun des salariés.

« Tout travail mérite cotisation »

Face aux critiques sur la baisse du salaire net, le ministre du Travail assume pleinement la logique de la réforme. Selon lui, les apprentis bénéficient déjà de droits sociaux identiques à ceux des salariés – protection sociale, assurance chômage et retraite -, mais sans en financer la part correspondante.

«Tout travail mérite cotisation», a-t-il déclaré, présentant la mesure comme une forme de justice contributive. Jean-Pierre Farandou estime ainsi légitime d’aligner les apprentis sur le droit commun, à l’image des salariés à temps partiel, y compris étudiants, qui ne disposent pas d’exonération. L’objectif, répète-t-il, est de rétablir une équité entre travailleurs, plus que de réaliser une économie budgétaire.

Avec l’AFP. 

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