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Pierre Maquet : « La rivalité entre écoles est une perte de temps »

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INTERVIEW. La réunion de trois écoles prestigieuses eu cœur de Paris vient de donner naissance au premier campus dédié aux métiers de la beauté et du bien-être. Profession bien-être a rencontré Pierre Maquet, l’un des deux investisseurs qui ont initié cette création.

Profession bien-être : Pourquoi cette initiative ?

Pierre Maquet : Nous avons voulu innover et proposer une formation souple et fluide aux différents métiers de la beauté et du bien-être. Les élèves ne doivent pas être prises en otages par des écoles qui se concurrencent entre elles. Le choix de s’inscrire dans une école est toujours compliqué. Chaque établissement joue la différence et met ses spécificités en avant, ce qui demande beaucoup d’énergie et de communication pour faire entendre sa voix.

Et ce n’est pas toujours dans l’intérêt de l’étudiant ! Car la comparaison s’avère souvent difficile et la solution idéale hors de portée. Il faudrait pouvoir cumuler les avantages de chaque établissement, qu’il s’agisse du type de formations, de l’emplacement, de la qualité des locaux, de la notoriété et des résultats académiques. Et il ne s’agit pas d’un projet monté à la va-vite ! Cela fait plus d’un an que nous travaillons à concrétiser ce campus.

C’est donc une première ?

Absolument. Car, au lieu de réunir trois écoles et d’uniformiser leur offre, nous avons voulu les associer pour mieux répondre aux besoins. Chacune des trois écoles présentes sur le campus a fait ses preuves. Vous avez deux écoles d’esthétique renommées et une école dédiée uniquement aux métiers du spa qui a su asseoir sa réputation en faisant preuve d’originalité.

Faire rivaliser ces trois entités aurait été contre-productif. De façon générale, la concurrence entre les écoles est surtout une perte de temps. Avec la création de ce campus, les étudiants seront suivis par une équipe de 80 personnes, recrutées parmi les meilleurs spécialistes de la profession. Un seul chiffre résume la philosophie de notre projet : tous diplômes confondus, les résultats aux examens sont de plus de 90% de réussite. Cela représente, chaque année, le plus grand nombre de diplômés de la région Ile-de-France en esthétique et en spa.

Vous avez pourtant éprouvé le besoin de créer une marque ombrelle ?

Oui, puisque nous avons mené toute cette opération avec le département formation du groupe Marie-Claire. Marie Claire Academy se présente donc comme un réseau d’écoles préparant aux métiers de la beauté et du bien-être, fédérées par des valeurs communes et des objectifs convergents : qualité des formations, proximité du monde professionnel et valorisation de la filière. Le Campus de l’esthétique et du spa constitue une première création de cette marque ombrelle.

Mais chacune des trois écoles garde sa propre identité ?

Bien sûr. Mais en mettant leurs forces en commun, elles peuvent mieux répondre à leur missions d’excellence pédagogique et de réussite du projet professionnel des élèves. Il y aura une complémentarité entre les différentes sections qui permettra aux élèves d’enrichir leurs compétences.

A quels diplômes allez-vous préparer vos élèves ?

Tous les cursus dispensés au campus sont reconnus par l’État : CAP, BP, Bac professionnel esthétique, mais aussi un BTS maquillage esthétique cosmétique et Parfumerie, trois CQP (maquilleur-animateur, stylisme ongulaire et spa praticien), les diplômes de «Technicien opérateur de spa» et de «Spa manager», et un Bachelor «Responsable commercial et marketing de luxe». Bref, de quoi répondre aux attentes des étudiants qui choisissent ce secteur.

Comment pourriez-vous définir la valeur ajoutée du Campus ?

Tout d’abord, son réseau. Nous comptons plus de 1 000 sociétés partenaires, qu’il s’agisse de stages, de contrats de professionnalisation et d’apprentissage, ou de CDD et CDI à la fin des études. Cette proximité du monde professionnel est un atout pour la réussite du projet professionnel de l’élève. À elles trois, ces écoles totalisent 95 années d’expériences et de promotions d’élèves qui exercent partout en France et à l’étranger. Nous disposons donc d’un réseau d’anciens qui offre un maillage de relations et d’opportunités professionnelles.

Nous attachons également une grande importance au respect de l’environnement. Depuis leur rénovation en 2013, les 1 500m2 du Campus répondent aux normes environnementales. Et le développement durable et la santé environnementale sont des apports innovants dans les métiers de l’esthétique et du spa.

En parlant de santé, comment avez-vous résolu les problèmes des règles sanitaires ?

Nous sommes pleinement engagés dans le processus de certification Covid business Ready, délivré par la Socotec, un organisme certificateur indépendant. Dès la rentrée, les prescriptions sanitaires de cette norme seront mises en œuvre pour accueillir élèves et enseignants dans les meilleures conditions.

D’ailleurs, toute personne étudiant ou travaillant au campus suivra, avant la rentrée, une formation sanitaire en ligne, adaptée aux métiers de l’esthétique et du spa. Un quizz en ligne reprendra ensuite les points de la formation et délivrera un certificat d’aptitude nominatif, émis par un organisme de prévention sanitaire indépendant.

Propos recueillis par Siska von Saxenburg.

Le Campus de l’esthétique et du spa, regroupe l’école Françoise Morice, l’Académie Guinot-Marie Cohr et l’École internationale du spa.

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