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L’École Terrade fait des violences sexistes un enjeu de formation nationale

Terrade

L’École Terrade, spécialisée dans la beauté et le bien-être, annonce un partenariat national avec l’association Maisons des femmes Restart afin de former ses équipes pédagogiques à la prévention des violences sexistes et sexuelles. Le dispositif sera déployé dans ses 55 campus.

À partir de cette année, dans chacun des 55 campus de l’École Terrade, un formateur référent sera chargé d’ouvrir le dialogue sur ces situations à risques. Derrière cette nouvelle organisation, l’enseigne de formation aux métiers de la beauté et du soin veut faire de la prévention des violences sexistes et sexuelles un enjeu national de formation.

Elle vient d’annoncer un partenariat avec l’association Maisons des femmes Restart, afin de former ses équipes pédagogiques à la prévention des violences sexistes et sexuelles (VSS). Le dispositif concernera l’ensemble de son réseau, alors que l’école accueille chaque année 10 000 apprenants, dont 90 % de femmes, selon un communiqué.

D’après une enquête Odoxa, citée par l’école, plus d’une Française sur deux (53 %) a déjà été victime de harcèlement ou d’agression sexuelle au cours de sa vie. Le secteur de la beauté est lui aussi concerné. Les signalements pour comportements inappropriés de clients auraient augmenté de 20 % en 2024, notamment lors de prestations impliquant un contact physique, selon l’Observatoire des métiers de la beauté.

« Nos élèves sont en première ligne »

«Nos élèves sont en première ligne face aux violences sexuelles et sexistes. Ce sont de futures professionnelles des métiers du soin. Ces métiers sont magnifiques mais sont également particulièrement exposés notamment le spa et l’esthétique. C’est notre responsabilité de les préparer pour se protéger et lutter durablement contre ces violences», explique Romain Perrot, directeur général de l’École Terrade.

Concrètement, chaque campus désignera un référent qui sera formé à Paris par les équipes des Maisons des femmes Restart. Ces «ambassadeurs» auront ensuite pour mission de sensibiliser les apprenantes, d’ouvrir le dialogue, d’accueillir la parole et d’orienter les personnes concernées vers les acteurs compétents.

L’association développe déjà des formations auprès de professionnels comme les policiers, les soignants, les travailleurs sociaux ou les militaires. Son action comprend aussi des interventions en milieu scolaire et un travail de mobilisation auprès des pouvoirs publics.

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