Une idée de crème, un parfum imaginé dans sa cuisine ou un sérum conçu pour répondre à un besoin très précis ? De nombreux projets de marques cosmétiques naissent ainsi. Mais avant même de développer une formule ou de concevoir un packaging, les porteurs de projet doivent franchir une première étape moins visible : comprendre les règles qui encadrent la mise sur le marché d’un produit.
Pour aider les entrepreneurs à s’y retrouver, la Febea propose un guide destiné aux porteurs de projet souhaitant créer une marque. Le document rassemble les principales questions à se poser dès les premières étapes d’un projet cosmétique.
Trouver la bonne catégorie
Avant de penser formule ou marketing, l’entrepreneur doit vérifier que son produit relève bien de la catégorie des cosmétiques, dont la définition est harmonisée au niveau européen. Car certains produits pouvant sembler proches n’entrent pas dans ce cadre réglementaire, comme les produits à visée thérapeutique ou biocide.
Un produit cosmétique est une «substance ou un mélange destiné à être mis en contact avec les parties superficielles du corps humain (l’épiderme, les systèmes pileux et capillaire, les ongles, les lèvres et les organes génitaux externes) ou avec les dents et les muqueuses buccales, en vue, exclusivement ou principalement, de les nettoyer, de les parfumer, d’en modifier l’aspect, de les protéger, de les maintenir en bon état ou de corriger les odeurs corporelles», rappelle le guide.
La fabrication est aussi encadrée. Les entreprises doivent respecter les «bonnes pratiques», destinées à garantir la sécurité sanitaire des produits. Ces exigences concernent l’ensemble de la chaîne, des fabricants aux distributeurs en passant par les sous-traitants et les importateurs.
Des règles strictes d’étiquetage
Une fois le produit développé, son étiquetage doit répondre à plusieurs obligations. Les emballages doiventnotamment indiquer la liste des ingrédients selon la nomenclature INCI, le nom et l’adresse de la «Personne Responsable», la date de durabilité minimale ou la période après ouverture, le numéro de lot, la fonction du produit et le contenu nominal.
Car dans la cosmétique, les mots comptent presque autant que les formules. La réglementation encadre de près les promesses faites aux consommateurs, notamment pour éviter toute confusion avec des effets thérapeutiques. «Pour être valable, toute allégation doit être appuyée par des preuves scientifiques solides», fait observer la Febea.
Enfin, avant la mise sur le marché, plusieurs démarches administratives doivent également être effectuées. Le produit doit être rattaché à une «Personne Responsable», physique ou morale, chargée de garantir sa conformité réglementaire. Celle-ci doit notamment constituer un dossier d’information, procéder à une évaluation de sécurité et notifier le produit sur le portail européen dédié avant sa commercialisation.

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