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Coiffure et esthétique : les coulisses de la préparation pour les Worldskills

Worlldskills 2024

Soixante-trois jeunes talentueux représenteront la France aux Olympiades mondiales des métiers, à Lyon, en septembre. Profession bien-être a suivi Marie Langlais et Lola Rompillon, compétitrices pour la coiffure et l’esthétique, lors de leur premier jour de préparation.

«Allez, on y va !», lance un préparateur sportif. Une soixantaine de jeunes gens se dirige vers l’un des grands gymnases de l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep), l’école de l’excellence sportive à la française. On la surnomme aussi la «fabrique à champions», car c’est ici, à Vincennes, dans le Val-de-Marne, que la plupart des grands médaillés français se sont préparés aux épreuves internationales qui les attendaient.

Sauf que, ce samedi 13 janvier, ce sont les compétiteurs du Worldskills qui vont bénéficier d’une préparation physique et mentale de très haut niveau, à huit mois des finales mondiales, qui se tiendront du 11 au 14 septembre à Lyon. «Certains sont apprentis ou encore à l’école, d’autres sont à leur compte ou se sont mis en disponibilité… Vous avez des profils très différents», fait valoir l’organisateur. Seule condition : avoir moins de 23 ans lors de la compétition mondiale.

JOEL ABATI Worlldskills 2024
Joël Abati

Dehors, la vague de froid engourdit les membres. Les compétiteurs frissonnent. Pas pour longtemps. Le programme que leur a concocté l’ex-champion olympique de handball Joël Abati a tôt fait de les réchauffer. À l’intérieur du gymnase, ils vont enchaîner pendant deux heures les exercices : foam rolling, allongés, jambes fléchies, avec un rouleau en mousse sous les lombaires, pompes avec mains surélevées, étirements debout, couchés, abdos…

Une première journée d’évaluation

«Aujourd’hui, c’est une journée d’évaluation et de test, avant de personnaliser l’entraînement. Pour le programme, nous nous sommes inspirés de l’expérience du hand, qui a le plus grand palmarès français. On l’a adapté, bien sûr, puisque ce ne sont pas des sportifs de haut niveau, mais l’esprit est là», explique le multimédaillé français.

Les jeunes compétiteurs, eux, n’ont pas le temps de s’ennuyer. Ils suivent avec application les directives des coachs. «Aujourd’hui, je ne suis pas super confiante, parce qu’on ne sait pas qui il y aura en face de nous, mais je me donne les capacités pour faire une bonne compétition à Lyon. J’essaye de donner le meilleur de moi-même», s’enthousiasme la jeune coiffeuse Marie Langlais, 21 ans, originaire de Meslan (Morbihan).

Worldskills 2024
Marie Langlais

Médaillée d’or aux compétitions Worldskills France, l’an dernier, le sésame pour participer à la compétition mondiale, elle a décidé de mettre toutes les chances de son côté. Un sacrifice qu’elle assume pleinement. «J’ai arrêté de travailler et je suis à 100% dans mes préparations !», précise-t-elle.

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Lola Rompillon

Ce n’est pas tout à fait le cas de la Francilienne Lola Rompillon, qui vient d’entamer une première année de BTS, après un CAP, un BP et un titre de championne de France en soins esthétiques dans la poche. 

«Pour l’instant, ça va. Je pense que, quelques jours avant le concours, je vais me poser des questions… Mais le plus difficile, pour l’instant, c’est de gérer mon planning !», admet cette esthéticienne de 20 ans, formée à l’Institut de formation et de perfectionnement aux métiers (IFPM) de Nanterre.

Gérer le stress et… son planning !

«Le stress va arriver à un moment. Il faut juste éviter qu’il ne devienne bloquant. On les aide à en faire quelque chose d’utile pour qu’elles sachent comment le canaliser et s’en servir pour se booster», souligne Myriam Legatelois, «experte métier» pour l’esthétique. Gérante de l’École d’esthétique-cosmétique de Tours, elle a déjà participé à deux finales internationales des compétions Worldskills.

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Myriam Legatelois

«À ce niveau, les compétitrices ont un profil particulier. Très curieuses, elles sont intéressées par tout ce qui se passe et vont chercher tout ce qui est nouveau et même, quelques fois, nous précèdent !», fait-elle observer. Car, à la différence du concours du meilleur apprenti de France (MAF), les sujets des épreuves ne sont pas connus à l’avance… «Il y a toujours des sujets secrets. On peut nous sortir quelque chose du chapeau au dernier moment…», s’inquiète la coach.

Pour éviter d’être prises au dépourvu, les compétitrices doivent se préparer à tous les cas de figure. Pour le jury, ce n’est donc plus seulement le résultat technique qui compte, mais aussi leur capacité d’adaptation. «Les épreuves balayent toutes les techniques du métier, mais on va aussi regarder l’organisation du compétiteur, sa manière d’agir envers le client…», ajoute Claudie Beuchard, experte pour la coiffure.  

L’élite de l’apprentissage tricolore, qui représentera la France face à 65 pays, lors des compétitions Worldskills 2024, a encore plusieurs mois pour se préparer. Vendredi, l’ancien Premier ministre Jean Castex, parrain de cette promotion, est venu les soutenir. Et déjà, Lola Rompillon imagine la suite : «Partager mon expérience avec les plus jeunes pour leur donner envie d’apprendre»…

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