Fortement implanté en Asie, Yannick Kraemer a décidé de freiner le développement de ses franchises à travers le monde. Le coiffeur strasbourgeois est à la tête d’un réseau de 200 établissements, dont plus de la moitié en Asie et 25 en Alsace.
France, Canada, Maroc, Chine, Thaïlande, Corée… En l’espace d’une vingtaine d’années, l’homme d’affaires alsacien a su bâtir un vaste réseau de salons à son nom dans le monde entier, notamment en Chine, où près de 90 établissements portent son enseigne. En 2019, Il a réalisé 70 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Mais avec la pandémie, l’année 2020 s’annonce beaucoup plus compliquée. «Nous poursuivons cette année des ouvertures de salons qui étaient déjà programmées, comme en Chine et au Japon, mais nous ne lançons pas de nouveaux projets internationaux dans l’immédiat», confie aux Echos Yannick Kraemer, dont le groupe totalise 1 700 collaborateurs.
La reprise se fait attendre en France
Fin 2019, le coiffeur a signé un contrat de licence avec le distributeur chinois Watsons, mais la distribution de ses produits, qui devait démarrer dans les 3 800 magasins en Chine, a été retardé par confinement. La mise en place de sa marque dans les salles de bains du réseau du groupe américain Hôtel Emporium, programmé pour le début d’année, a aussi été pris de court par la crise sanitaire.
En France, si les salons Kraemer ont fait le plein, au cours du mois de mai, «c’est maintenant que la crise se fait sentir, nous sommes à 70 % de notre activité habituelle, et la tendance est la même en Chine», reconnaît Yannick Kraemer, dont l’objectif est désormais de consolider l’activité des salons existants.



