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Les spas hôteliers offrent-ils vraiment du bien-être ? 

Spa hôtelier

Créer un spa d’hôtel pour suivre la mode ? Mauvaise idée sans vision claire ! Car le bien-être ne s’improvise pas. À force de copier-coller des cartes de soins, on dilue le sens, on déçoit les clients… et on glisse du côté du well-washing. Il est temps de faire mieux.

Désolée de décevoir les hôteliers qui nous lisent et envisagent de créer un spa pour suivre le mouvement. Le spa ne s’improvise pas. Une carte de massages et un hammam ne font pas un spa. À plus forte raison, une expérience de bien-être. Au passage, vous remarquerez que je n’utilise pas le terme de «mieux-être ». Ne mettons pas la barre trop haut. 

Car proposer sur le site d’un hôtel un expérience bien-être, sans une approche réfléchie et intégrée, en accord avec la clientèle, la situation géographique et l’historique d’un établissement hôtelier, c’est presque de la publicité mensongère. Et, à coup sûr, du well-washing. 

Encore un mot-valise anglo-saxon, me direz-vous ? En fait, le well-washing est au spa ce que le Canada Dry est au whisky. Creusons encore un peu : cela veut dire que l’on utilise le mot «bien-être» comme un étendard marketing et que l’on jongle avec les mots «holistique» et «prise en charge globale», sans jamais avoir réfléchi à l’expérience réelle vécue par le client.  

Le spa mérite mieux qu’un copier-coller

En clair, «nous offrons du bien-être», dans le meilleur des cas. Le plus souvent, on vous promet une «parenthèse hors du temps» ou «un  moment de sérénité absolue», qui se résume à quelques services lisses, sans profondeur ni réel bénéfice, à court ou à long terme, pour le client. Au final, une déception à la hauteur du budget investi. J’exagère?

Pas vraiment, hélas ! Regardons ce qui se passe dans la réalité : des cartes de spa identiques partout, avec les mêmes soins (plus ou moins bien exécutés), les mêmes prix. Bref, sans âme, sans histoire et sans créativité. Voilà pour les hôtels de luxe. Très vite copiés par des établissements plus modestes, la matière grise et le budget en moins. 

Après tout, pourquoi ne pas copier une carte de soins, il n’y a pas de droits d’auteur dessus… Mais alors, c’est faire fi de la valeur physiologique d’un soin, un élément que les vrais professionnels savent parfaitement évaluer. Mais pas les directeurs généraux, qui prennent les décisions, sans aucune expérience en bien-être, en gestion de spa voire en psychologie client. Résultat : un service spa peu performant, déconnecté… et vide. 

Pas de spa sans vision ni vocation

Pas étonnant, dans ces conditions, que les touristes étrangers soient déçus. En hôtellerie, le bien-être ne s’improvise pas. Il demande des équipes formées et passionnées, ce qui exige un coût, une motivation et un leadership quotidien, des programmes bien conçus par des spécialistes, une vraie compréhension du bien-être physique, mental et émotionnel et… une direction qui comprend que le bien-être n’est pas un assaisonnement à saupoudrer, mais bien un élément du plat principal. 

Moralité ? Il est temps d’arrêter de copier/coller et de diluer le mot bien-être. Non, une carte de soins ne peut pas être conçue par Chat GPT. Il est temps d’innover, d’éduquer et de créer de véritables expériences de bien-être. Et dans cette quête, plus que jamais Profession bien-être est à vos côtés. Il est temps de remonter le niveau. Ensemble.

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