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Facture énergétique : les salles de sport pourraient augmenter leurs tarifs

Face à la hausse de leurs factures, les clubs de fitness s’efforcent de réduire leur consommation, tandis que certaines enseignes étudient la possibilité de relever le prix de leurs abonnements, si la crise perdurait.

Grosses consommatrices d’énergie, les salles de sport disposent de machines qui fonctionnent toute la journée, tout comme l’éclairage, la climatisation, l’été, ou le chauffage, l’hiver… «Pour une salle, les dépenses en gaz et en électricité représentent généralement 5 à 7% du prix annuel de fonctionnement», indique Virgile Caillet, délégué général de l’Union Sport & Cycle, cité par Le Figaro.

«Nous sommes des petites structures, mais nos dépenses d’électricité atteignent 7 000 à 8 000 euros par an» par salle, renchérit le président et fondateur du réseau l’Orange Bleue, Thierry Marquer. La facture énergétique a ainsi doublé à L’Orange bleue, voire triplé chez des licenciés du réseau Fitness Park, poursuit Le Figaro, qui ajoute que d’autres enseignes, comme le groupe Keepcool, qui a racheté Neoness, s’en sortent un peu mieux.

Pour réduire leur consommation d’énergie, les clubs ont déjà pris des mesures : projet de passer à une température ambiante de 17-18 degrés, au lieu de 19-20, nouveaux éclairages LED, détecteurs de mouvements, extinction des appareils après utilisation… D’autres, comme le Ken Group, se dote de machines de cardio autonomes.

Des coûts supplémentaires

Mais, au-delà des mesures peu coûteuses, certaines enseignes s’interrogent sur la possibilité de répercuter la hausse des coûts de l’électricité sur les tarifs d’abonnement. Pas dans l’immédiat, toutefois. «On sort d’une période assez terrible, où l’on a perdu 50% du portefeuille d’abonnés. Là, nous sommes dans une phase de reconquête : certes, la hausse des tarifs énergétiques pourrait légitimement mener à une hausse des tarifs abonnés, mais je ne sais pas si c’est le bon moment», estime Virgile Caillet.

Mais si la crise devait s’éterniser, les dirigeants de salles de sport pourraient se montrer moins réticents… «Nous ne nous interdisons pas d’augmenter les tarifs si l’inflation perdure […]. Nous ne pourrons pas endosser l’effort pendant des années», reconnaît-on chez Fitness Park. Situation délicate, donc, pour le marché du fitness, dont les salles doivent, à la fois, commencer à rembourser leur prêt garanti par l’État, faire face à une hausse des loyers et revaloriser le salaire de leurs employés, frappés par l’inflation.

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