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Au Musée Guimet, la K-Beauty racontée au-delà du cosmétique

K-Beauty

Du 18 mars au 6 juillet, le Musée Guimet à Paris consacre une exposition à la beauté coréenne. Le parcours retrace l’histoire et l’essor international de la K-Beauty, en la replaçant dans la vague culturelle coréenne (musique, images, mode) qui a contribué à son rayonnement mondial.

Au Musée Guimet, à Paris, l’exposition sur la K-beauty, ouverte depuis le 18 mars, propose une lecture plus large de la beauté coréenne, celle d’un phénomène culturel devenu économique, mondial et visuel. Car la beauté coréenne ne se limite plus aux produits de soin qui ont envahi les rayons des magasins et les routines de beauté. 

Une industrie au cœur d’un écosystème

K-BeautyElle s’inscrit désormais dans un ensemble plus vaste, où se croisent histoire, culture populaire, images et industries créatives. C’est cette trajectoire que retrace le parcours présenté au Musée Guimet. Et ce n’est pas un hasard.  La cosmétique coréenne s’est imposée sur le marché international. L’an dernier, ses exportations ont dépassé les 10 milliards de dollars. Un succès mondial qui dépasse largement le cadre d’une simple tendance.

Pour comprendre ce phénomène, l’exposition le replace dans un mouvement culturel plus large, ce que des journalistes taiwanais ont désigné par la Hallyu, qui évoque la «vague coréenne». Depuis plusieurs décennies, la musique, le cinéma, les séries télévisées, la cuisine et la mode coréennes se diffusent à l’échelle mondiale, contribuant à façonner un imaginaire visuel reconnaissable.

Les liens entre l’industrie cosmétique et la culture populaire apparaissent particulièrement visibles dans la K-pop. Des groupes comme BTS, Stray Kids, Aespa ou Blackpink incarnent des codes esthétiques qui circulent ensuite un peu partout dans la socété. «Des figures qui redéfinissent les codes de la beauté au féminin comme au masculin, ancrant la discipline dans une modernité universelle», souligne le Musée Guimet. 

Entre tradition et mondialisation

K-BeautyPour autant, l’exposition ne se limite pas à l’époque contemporaine. Elle remonte aux racines historiques de la beauté coréenne. Le parcours explore près de trois siècles d’histoire, à travers des photographies, peintures, costumes, documents d’archives et objets du quotidien. 

Il revient notamment sur la fin de l’ère Joseon (fin 18e-début 20e siècle), période où se forgent certaines représentations de la beauté qui influencent encore aujourd’hui la culture visuelle coréenne. Au fil du parcours, le visiteur découvre comment les rituels de soin, les représentations du corps et les objets de beauté ont évolué, tout en conservant certains héritages.

L’exposition montre aussi comment la beauté coréenne s’est transformée au contact d’influences internationales. Peu à peu, traditions locales et styles venus d’ailleurs se mêlent, donnant naissance à une esthétique hybride. Aujourd’hui, les références au patrimoine coréen coexistent avec des codes contemporains et globaux. La beauté coréenne apparaît, non pas seulement comme un marché florissant, mais aussi comme un langage culturel devenu global.

K-Beauty

« K-beauty Beauté coréenne, histoire d’un phénomène », du 18 mars au 6 juillet 2026 », Musée Guimet – 6, place d’Iéna, 75116 Paris. 

LIRE AUSSI : Ce que la K-Beauty enseigne aux marques françaises

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