Le phénomène, «qui s’enracine durablement en France», ne touche plus seulement les Français les plus pauvres mais «un public beaucoup plus varié», alerte Dominique Besançon, déléguée générale de l’association, citée par Le Figaro. Elle présentait lundi des résultats du quatrième baromètre de l’association Dons Solidaires.
Le maquillage est le poste le plus touché : 40% des femmes disent se restreindre sur ce poste de dépenses. Par ailleurs, près d’une personne sur cinq réduit ses achats de rasoirs (contre 11% en 2019), 16% sur les déodorants (10% en 2019) et 12% sur les brosses à dents (7% en 2019).
Un arbitrage budgétaire permanent
L’arbitrage entre les dépenses est permanent. Plus d’une personne sur cinq a déjà dû choisir entre acheter de la nourriture et un produit d’hygiène. Ainsi, 41% des parents limitent l’utilisation du gel douche de leurs enfants, contre 20% cinq ans auparavant, un tiers des personnes allonge l’utilisation des produits à usage unique, 23% contrôlent la consommation de papier toilette et 11% se lavent occasionnellement sans savon.
Enfin, la précarité menstruelle s’est aggravée, avec 16% des femmes réglées ou ayant une enfant réglée à la maison disent avoir déjà manqué de protections périodiques par manque d’argent, contre 8% en 2019. Une tendance encore plus prononcée chez les jeunes femmes, 28% d’entre elles étant confrontées à cette situation.
Étude menée auprès d’un échantillon de 2 000 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogées en ligne entre le 17 et le 22 novembre 2023.
LIRE AUSSI : La beauté-santé s’en sort mieux que le reste du commerce spécialisé



