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Pourquoi les petites entreprises ont tant de mal à recruter

Difficultés de recrutement dans les PME

Nombre insuffisant de candidats, profils inadaptés… Une enquête de la CPME montre que la moitié des employeurs de TPE et de PME n’arrivent pas à embaucher du personnel.

Si plus de la moitié des employeurs des TPE et PME (53%) cherchent à recruter, une écrasante majorité d’entre eux n’y parvient pas (91%), selon l’enquête menée auprès de 2 566 dirigeants de TPE/PME par la Confédération des petites et moyennes entreprises.

Un phénomène que connaît bien le secteur de la coiffure et qui s’étend désormais à toutes les activités, dont l’esthétique. «Il y a entre 300 000 et 400 000 emplois qui pourraient être pourvus aujourd’hui par des personnes qui sont en recherche d’emploi», estime le président de la CPME, François Asselin, cité par France Inter.

Les raisons ? «Depuis la pandémie, les conditions de travail entrent en ligne de compte. Or, il y a des professions avec du travail la nuit, le week-end, comme au service à la personne, à l’hôtellerie-restauration», poursuit François Asselin. L’enquête de l’organisation patronale évoque aussi d’autres motifs.

Ainsi, près de huit chefs d’entreprise sur dix (79%) évoquent un nombre insuffisant de candidats, l’inadéquation des profils aux postes proposés (69%), des prétentions inadaptées (59%), voire des difficultés pour se loger (13%). Cette pénurie de main d’oeuvre est d’autant plus préoccupante pour les entreprises qu’elle a un impact sur leur chiffre d’affaires : un tiers des dirigeants (33%) déclare refuser des commandes ou des ventes en raison du manque de salariés. 

Rejet croissant des CDI

Autre conséquence : l’enquête indique que les contrats à durée indéterminée ont perdu de leur attrait. Le CDI n’est «plus vu comme un graal pour les salariés». Ainsi, parmi les entreprises ayant au moins un salarié, trois patrons sur dix ont déjà essuyé un refus quand ils proposaient un CDI, après un CDD. Plus inattendu : 11% des dirigeants (26% dans l’hôtellerie-restauration) constatent que les salariés qu’ils recrutent ont une préférence pour un CDD plutôt que pour un CDI.

Dans ce contexte, près des deux tiers des dirigeants (67%) souhaitant recruter ont revu à la hausse le salaire à l’embauche, tandis que la moitié des patrons interrogés déclarent qu’ils vont augmenter les salaires à partir du 1er janvier, pour permettre aux salariés de garder du pouvoir d’achat face à l’inflation. Dans plus de la moitié des cas (55%), cette hausse sera au moins égale à 3%, selon l’enquête.

Un dirigeant sur deux (44 %) envisage aussi le versement d’une prime de partage de la valeur (PPV) d’ici à la fin de l’année. En revanche, ils restent très largement défavorables (68%) à l’instauration d’un «dividende salarié». Ce dispositif, sur lequel planche Bercy, prévoit un versement obligatoire aux salariés, en cas de versement aux actionnaires.

Enquête entre le 6 octobre et le 10 novembre auprès des adhérents de la CPME : 2 566 réponses ont été comptabilisées, dont 2 330 entreprises employant au moins un salarié.

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