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Marché de la beauté en Île-de-France : explosion des instituts depuis cinq ans

Marché d ela beauté en Ile de France

Le marché de la beauté en Île-de-France a été marqué par une forte de progression des instituts de beauté, contre seulement 2% pour les salons de coiffure, relève une étude de la CCI.

La région Île-de-France accueille 15 427 établissements dans le marché des soins corporels, représentant environ 57% de l’ensemble du secteur, selon l’étude de la CCI Paris Île-de-France. Les coiffeurs et barbiers forment la majorité avec 8 635 établissements, principalement concentrés à Paris.

Marché de la beauté en Ile-de-France

Le marché de la beauté en Île-de-France tiré par les instituts

Avec plus de 3 000 établissements, dont 36% sont situés dans la capitale, la région a vu le nombre de ses instituts de beauté fortement augmenter depuis 2018 : + 74 % en trois ans. En revanche, les effectifs ont progressé plus faiblement : 8 742 salariés travaillent dans les instituts franciliens, en progression de 11% par rapport à 2018, alors que 74% des instituts n’emploient aucun salarié

Cependant, cette croissance n’est pas uniforme dans toutes les activités du marché de la beauté en Île-de-France. Les centres de bronzage ont connu une baisse notable de 13%, tandis que, sur le segment spécifique des soins de manucurie-beauté des pieds et de prothèses ongulaires, les établissements ont bondi de 39% durant la même période.

Les salons de tatouage et/ou de piercing ont aussi bénéficié d’une tendance à la hausse (+16%). Enfin, les entreprises enregistrées dans la catégorie «autres soins corporels» (spas, hammams, etc.) ont affiché, quant à elles, une hausse de 12%, relève l’étude de la CCI.

Depuis 2002, le nombre de salon de prothésie ongulaire, à Paris et en petite couronne, est passé de 17 à 692 en 2021, poursuit la CCI. Et c’est la capitale qui a connu la plus forte croissance avec une augmentation de 42%, suivie de près par la Seine-Saint-Denis (+38%), le Val-de-Marne (+32%) et les Hauts-de-Seine (+22%).

En ce qui concerne les parfumeries, l’étude note que leur nombre dans la région n’a augmenté que de 4%, contre +14% au plan national, «sans doute car l’Île-de-France était déjà mieux dotée que les autres régions», avance l’étude. Sur la même période, les effectifs des parfumeries ont diminué de 6% dans la région, contre 5 % pour l’ensemble de la France. Les établissements n’employant aucun salarié ont vu leur part, quant à eux, passer de 52 à 58% dans le total régional.

Densité des établissements en Ile de france.

Coiffeurs : une majorité d’indépendants sans salarié

La majorité des 14 736 salons de coiffure de la région, une part importante du marché de la beauté en Île-de-France, sont des entreprises artisanales sans salariés, avec 56% de ces établissements qui n’emploient personne, souligne l’étude de la CCI. Près du tiers (31%) des salons de coiffure sont situés à Paris, bien plus que dans les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis (11%).

La densité d’établissements dans la capitale est élevée, avec 164 salons pour 100 000 habitants. Cette densité ne se retrouve pas dans les autres départements franciliens, où elle est particulièrement basse dans les Hauts-de-Seine (99) et atteint 115 établissements dans le Val-d’Oise.

Depuis 2018, le nombre de coiffeurs a augmenté de 2% dans la région, alors que les salons enregistrent, durant la même période, des effectifs salariés en recul de 2%. L’intérêt croissant de la clientèle masculine et la mode du port de la barbe ont toutefois entraîné de nombreuses ouvertures de salons de barbiers.

Enfin, les enseignes de franchises jouent un rôle structurant sur le marché francilien. C’est Franck Provost qui compte le plus grand nombre de salons de coiffure en Ile-de-France (188), suivi de Jean-Louis David (124) et Tchip coiffure (79). Sur les dix principales enseignes présentes dans la région, quatre (Franck Provost, Jean-Louis David, Saint-Algue, Fabio Salsa) appartiennent au groupe Provalliance (Neuilly, 92) et deux au groupe Dessange International (Paris 8ème) : Jacques Dessange et Camille Albane. Ces entreprises majeures ont fortement influencé le marché de la beauté en Île-de-France.

Consulter l’étude de la CCI Paris-Île de France, ICI

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