Un nouvelle étape vient d’être franchie dans la course à la taille que se livrent les deux principaux acteurs de la médecine esthétique français, Lazeo et la Clinique des Champs-Elysées. L’arrivée du fonds d’investissement américain, dirigé par les milliardaires Stephen Schwarzman et Jonathan Gray, dans le capital du premier devrait consolider sa place de leader en Europe et préparer une possible introduction en bourse d’ici 2027.
Initialement spécialisé dans l’épilation laser, Lazeo est devenu le numéro un français des centres de médecine esthétique. En 2014, il a réalisé un virage stratégique, pivotant de la chirurgie vers la médecine esthétique. Optant pour des villes de taille moyenne et des espaces plus petits, sa stratégie contraste avec celle de la Clinique des Champs-Élysées, qui privilégie le haut de gamme et de grands établissements.
Aujourd’hui, le groupe familial, qui s’est ainsi diversifié, annonce plus d’une centaine de centres de médecine esthétique en trois ans à Paris et en région, enregistrant l’an dernier 77 millions d’euros de chiffre d’affaires.
La crise du Covid-19 a modifié les perspectives de Lazeo. Dimitri Sillam, PDG de Lazeo, explique dans Les Echos que «les mentalités avaient changé» après le déconfinement. Profitant de la fermeture des magasins de textile, son groupe a pu acquérir des emplacements à bon compte et signer 20 à 25 baux par mois, poursuit-il.
Lazeo accélère son internationalisation
L’acquisition récente de la marque allemande Cleanskin a marqué la première incursion de Lazeo à l’étranger. Il possède à ce jour cinq centres en Belgique et un en Allemagne. Mais l’arrivée de Blackstone devrait lui permettre d’accélérer son internationalisation, avec, pour objectif, d’ouvrir 400 centres en propre, en France et en Europe du Nord, d’ici à 2027.
Dans Les Echos, Dimitri Sillam évoque aussi une stratégie sélective : Lazeo se positionne comme une marque premium et vise principalement l’Allemagne, la Scandinavie et le Bénélux, excluant les marchés dominés par une esthétique low cost, comme l’Espagne et l’Italie, ou «trop libéralisé», comme le Royaume-Uni.
Parallèlement, le groupe français cherche à diversifier ses services, en se tournant davantage vers des prestations de médecine esthétique (botox, acide hyaluronique…), plus rentables sur le long terme que l’épilation laser.
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