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Commerce spécialisé : les dépenses baissent en magasin et sur Internet

Baisse des ventes en commerce spécialisé

Après deux années de crise, le commerce spécialisé s’apprête encore à serrer les dents. Sur les quatre premiers mois de l’année, les ventes en magasin, hors alimentation, restent en retrait par rapport à 2019, notamment l’activité beauté-santé (-7,8%), selon Procos.

Le commerce spécialisé, qui a été fortement impacté par la pandémie, a du mal à sortir la tête de l’eau. Entre janvier et avril, l’activité en magasin et en ligne du commerce spécialisé (habillement, jardinage, électronique…) a reculé de 3,2% en cumul magasin plus Internet, «malgré une croissance de +80% des ventes Web entre 2019 et 2022», relève la Fédération pour la promotion du commerce spécialisé (Procos) dans un communiqué.

Une exception : l’alimentaire spécialisé (+17,3% entre janvier-avril 2022 vs 2019). Pour le reste, toutes les activités sont dans le rouge. Sur les quatre premiers mois de l’année, les ventes magasin diminuent notamment dans l’équipement de la maison (-2,3%), le textile (-12,2%), la restauration (-14%), la chaussure (-12,5%) et la beauté-santé (-12,5%).

Si l’on prend le seul mois d’avril, marqué par un impact calendaire favorable (Pâques), la beauté-santé reste encore «sensiblement en dessous » (-7,8%) de ses performances de 2019, à la même période. Sur l’ensemble des activités spécialisée, «la fréquentation des magasins reste en retrait de 20% en moyenne par rapport à 2019», note Procos pour avril. Avec, toutefois, des paniers moyens plus élevés de consommateurs «qui se déplacent moins souvent mais achètent davantage, pour l’instant».

Même les ventes en lignes, qui enregistrent toutefois une croissance de 80% entre 2019 et 2022, sont en recul en avril, continuant de baisser fortement par rapport à 2021 : -38% en moyenne pour l’ensemble du commerce spécialisé. Là encore, la beauté-santé figure parmi les plus fortes baisses (- 47%), derrière les jouets-jeux-cadeaux (-73%) et devant le textile (-48,4%).

Une inflation attendue à plus de 5% en juin

«Les prochains mois se présentent dans une incertitude extrême avec des coûts d’exploitation qui explosent», met en garde Procos, qui relève, par ailleurs, que les consommateurs demeurent aujourd’hui prudents. D’autant que l’inflation, principale cause du freinage des achats, ne va pas disparaître.

Après avoir atteint 4,8% sur un an en avril, elle devrait dépasser les 5% en mai et s’élever à 5,4% en juin, tirée, en particulier, par les prix alimentaires et ceux de l’énergie. Mais tous les commerçants ne sont pas logés à la même enseigne. «Ceux s’adressant à une clientèle aisée peuvent davantage augmenter leurs prix sans craindre de perdre des ventes», comme le rappelle Le Figaro.

Le discount a également le vent en poupe. Une récente étude Nielsen IQ constate une descente en gamme dans les achats sur les produits de marque distributeurs «bio» au cours du premier trimestre 2022. Principaux bénéficiaires de ces nouveaux arbitrages, les circuits à petits prix, comme Lidl, Action et Aldi, enregistraient une hausse de leur chiffre d’affaires de 84 millions d’euros dans l’hygiène-beauté entre 2019 et 2021. Un phénomène qui pourrait sans doute se prolonger.

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