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« Burn-out du bien-être » : quand la quête de mieux-être génère du mal-être

burn out

Alors que 89% des individus sont plus engagés que jamais à améliorer leur bien-être, cette quête génèrerait un épuisement généralisé, selon une étude américaine. En cause, la pression pour paraître en forme et des informations contradictoires…

Dans un contexte où le bien-être est devenu une priorité pour une grande partie de la population, le Global Wellbeing Report 2024, publié par la marque de vêtement canadienne lululemon, souligne un constat paradoxal : la pression sociale pour «paraître bien» est de plus en plus difficile à supporter.

En effet, si 89% des personnes interrogées affirment avoir intensifié leurs efforts pour améliorer leur bien-être, 61% d’entre elles se sentent submergées par des attentes sociales «écrasantes pour paraître bien», selon le rapport. Cette quête constante de perfection, alimentée par les réseaux sociaux et l’environnement médiatique, engendre un stress considérable chez une grande partie de la population, créant ainsi un cercle vicieux où le bien-être, au lieu d’être source d’épanouissement, devient une nouvelle forme de pression.

À cette pression sociale s’ajoute un autre obstacle : la surabondance d’informations parfois contradictoires sur les meilleures pratiques pour atteindre le bien-être. Le rapport indique que 53% des personnes interrogées se disent «perdues» face aux nombreuses recommandations jugées souvent incompatibles.

Entre les régimes alimentaires, les tendances sportives ou encore les conseils sur la gestion du stress, il devient difficile de discerner ce qui fonctionne réellement pour améliorer sa qualité de vie. Ce brouhaha informationnel contribue à accroître la frustration et la confusion, rendant l’atteinte d’un bien-être durable d’autant plus complexe.

La solitude, un frein au bien-être

SOLITUDEUn autre frein au bien-être est mis en lumière : la solitude. Elle touche particulièrement ceux qui souffrent de ce que les auteurs du rapport appellent l’«épuisement lié au bien-être». Ainsi, «89 % des personnes concernées par cet épuisement affirment que la solitude est un facteur clé de leur mal-être».

Résultat ? Près d’une personne sur deux (45 %) souffre aujourd’hui de ce que le rapport appelle un «burn-out du bien-être»​. Il s’agit d’un épuisement physique, mental ou social causé par un stress prolongé et l’incapacité à répondre aux attentes élevées en matière de bien-être.

Le problème est d’autant plus préoccupant que 63% des personnes touchées par ce burn-out se disent impuissantes à améliorer leur situation, ce qui crée un cercle vicieux difficile à briser​. Les jeunes générations sont particulièrement vulnérables face à cette pression : 76% des membres de la génération Z et 71 % des millennials rapportent une pression accrue pour maintenir leur bien-être, contre seulement 41% des baby-boomers​.

Calmer le flot constant d’informations

DETOX DIGITALEFace à cette situation, le rapport propose plusieurs pistes pour sortir du cercle vicieux du «burn-out du bien-être». Loin de promouvoir des solutions radicales, ces stratégies visent à rétablir un équilibre en encourageant des gestes simples et accessibles.

L’une des premières étapes consiste à calmer le flot constant d’informations et de pressions externes. La pratique de la pleine conscience, la déconnexion des réseaux sociaux et l’établissement de limites sont des moyens efficaces de diminuer le stress. Selon le rapport, ceux qui s’adonnent régulièrement à la méditation voient leur bien-être augmenter de 12%.

L’activité physique joue aussi un rôle important dans la gestion du bien-être. Le rapport souligne que bouger régulièrement tout au long de la journée, même à un rythme modéré, permet d’améliorer le bien-être de 16%. Passer du temps en pleine nature ou pratiquer une activité physique légère peuvent avoir des effets bénéfiques sur le corps et l’esprit.

Enfin, le rapport insiste sur l’importance des liens sociaux. Partager des moments de bien-être en groupe, que ce soit en famille, entre amis ou au sein de sa communauté, peut aussi avoir un impact significatif. Les personnes qui intègrent l’activité physique dans des contextes de socialisation voient leur bien-être augmenter de 23%.

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