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États-Unis : le vagin, nouveau centre d’intérêt des spas

esthéticienne essentielle 2

C’est l’un des soins les plus courus outre-Atlantique. Tendance, mais pas vraiment nouveau : il est pratiqué depuis des siècles en Indonésie. A ranger dans la catégorie des soins naturels et traditionnels, donc, avec ses fans et ses détracteurs.

Le principe du «yoni steam» – ou «V steam», à traduire par «vapeur vaginale» – est simple : les femmes s’assoient (ou s’accroupissent) sur un pot d’herbes fumantes pour entretenir la santé de leur vagin. Un soin né en Asie mais que l’on retrouve aussi en Afrique et en Amérique centrale. Les amateurs affirment que le soin est à même d’améliorer les douleurs menstruelles, la fertilité, la sécheresse et la fermeté vaginales, les kystes, les fibromes et les symptômes post-partum.

Les avis médicaux diffèrent un peu de cet enthousiasme général. Pour les médecins, le vagin étant un organe auto-nettoyant, il ne devrait pas être nécessaire d’utiliser des parfums, des douches vaginales ou de la vapeur. En cas de problème, mieux vaut prendre rendez-vous avec son gynécologue. D’autant que ce soin n’entrant dans aucune catégorie officielle, il est difficile de déterminer s’il est autorisé ou non. Une préoccupation mineure pour nos amis d’outre-Atlantique mais qui prend tout son poids en France, où la profession d’esthéticienne est très encadrée.

Un équipement réduit au minimum

Si le traitement séduit les établissements américains, c’est aussi pour la modicité de sa mise en œuvre. Pour proposer ce soin, il faut des tabourets yoni (version moderne de la chaise percée), un pot à vapeur, d’herbes à brûler et d’un espace privé ou protégé par des rideaux. Amazon et Etsy proposent déjà sur Internet tout l’équipement nécessaire.

Les Américains sont d’ailleurs nombreux à rechercher des certifications en ligne en raison de la crise sanitaire. Les sages-femmes et les praticiens de médecines complémentaires peuvent, quant à eux, recevoir une formation dans le cadre de leurs cours. L’étude des herbes et de l’aromathérapie représente un plus pour la création de ce type de soins.

Tout comme pour un soin visage ou corps habituel, le soin peut demander des séances régulières, les femmes demandant généralement à programmer le traitement quelques jours avant ou après leur cycle. Il existe pourtant des contre-indications : les femmes enceintes ou en plein cycle menstruel doivent éviter d’y avoir recours. Quant aux soins post-partum, il vaut mieux attendre 6 à 8 semaines après l’accouchement.

Le soin est populaire auprès de la clientèle, car très relaxant et la promesse d’atténuer les crampes menstruelles est forte. Mais il intéresse aussi les gérants de spa, pour des raisons évidentes de rentabilité. Il s’agit d’un soin mains libres, dont le coût est minime une fois l’équipement acheté, et on peut accueillir plusieurs clientes à la fois. Des clientes qui font elles-mêmes la promotion du soin.  Exemple : chez Coco’s Beauties, à San Léandro, en Californie, elles viennent en groupe et prennent des selfies. Une opération de communication très rentable pour l’établissement !

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