Le résultat est sans appel : 93,6 % des participantes estiment que l’utilisation de produits de soins et/ou de maquillage exerce un impact sur la confiance en soi, selon cette étude réalisée entre septembre 2022 et juin 2023, avec le soutien de la Fédération des entreprises de la beauté (Febea).
Par ailleurs, «le fait d’avoir suivi un atelier Belle & Bien a permis à 76,7% des femmes d’améliorer leur bien-être, et 23,3% ont ressenti davantage de confiance en elles», précise l’association, qui organise chaque année environ 530 ateliers et classes de soins et de conseils onco-esthétiques, dans son propre salon et au sein des hôpitaux partenaires.
« Une forme de passivité face à la maladie »
Après leur participation à un atelier ou une classe, 90% des bénéficiaires déclarent avoir développé une nouvelle routine beauté. «L’utilisation quotidienne de produits de soins a progressé de 69,3% à 86,2%, et celle de produits de maquillage de 34% à 41,8%», note l’étude.
L’association a aussi mené «un travail de recherche qualitatif», en partenariat avec l’Ecole de psychologues praticiens, faisant ressortir un premier sujet de préoccupation des patientes : la difficulté à vivre l’irruption de la maladie dans leur existence.
Cette étude qualitative a mis en avant «une certaine errance, avant de pouvoir se reconnaitre ‘malade’». «Le corps est vécu comme porteur de souffrance et ‘d’inquiétante étrangeté’, avec une perte de contrôle. Cela engendre une forme de passivité, face à la maladie elle-même mais aussi aux traitements», souligne l’association.
« Une amélioration de l’aspect physique »
Autre thématique évoquée : les apports des ateliers onco-esthétiques, qui «permettent aux femmes de se réapproprier leur corps». «Ces ateliers jouent un rôle essentiel, car ils permettent aux patientes de mieux accepter les effets secondaires liés à leur traitement», explique le Dr Nasrine Callet, médecin gynécologue à l’Institut Curie, citée dans le communiqué.
Grâce, notamment, aux échanges avec les autres patientes, qui subissent les mêmes effets secondaires. «Ces ateliers permettent également une amélioration de l’aspect physique de chaque patiente. Elles voient ainsi qu’elles peuvent retrouver leur ‘moi’ d’avant la maladie, ce qui les incite à mieux suivre leur traitement», ajoute le Dr Callet.
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