Des séances d’épilation à la lumière pulsée dans un salon franchisé d’Angers ont viré au cauchemar pour une jeune femme. Elle a décidé de raconter sa mésaventure à BFMTV et Ouest-France.
Trois ans après la décision du Conseil d’Etat, qui avait prononcé l’illégalité, au regard du droit européen, de l’arrêté du 6 janvier 1962, une nouvelle affaire vient rappeler aux esthéticiennes que l’utilisation de cette technologie n’est pas pour autant anodine.
Selon Ouest-France, la cliente s’est rendue dans une enseigne de franchise spécialisée dans la dépilation à Angers (Maine-et-Loire), où elle a suivi un programme sur plusieurs mois. «La première séance, en janvier ou février, s’est bien passée. Je l’avais faite avec la patronne du salon. À la deuxième, en juin, avec une jeune employée, j’ai eu quelques brûlures. Je l’ai signalé», détaille Elise, qui évoque une troisième séance «désastreuse».
Des marques visibles un mois après
«Ça me brûlait énormément. On m’a demandé si ça chauffait comme si on me passait un fer à repasser sur la jambe, avant de réduire l’intensité pour l’autre jambe. J’avais mal, mais je faisais confiance», se souvient-t-elle. Un dermatologue, le Dr Thierry Fusade, confirme une brûlure au deuxième degré par la lumière pulsée au micro de BFMTV, qui a diffusé mercredi matin le témoignage de la jeune femme.
«La patiente a présenté un bronzage qui n’a pas été détecté par la personne qui l’a traitée, donc ça provoque ce que l’on appelle une épidermolyse, c’est-à-dire une destruction de l’épiderme qui contient le bronzage, le pigment», explique le médecin. La jeune femme a dû alors recevoir des soins quotidiens et les marques sont restées visibles un mois après.




