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Jacqueline Peyrefitte : « On veut faire de nos filles des supernanas »

Meilleur ouvrier de France, Worldskills…  La participation à des concours artistiques peut être une source de motivation puissante pour des jeunes professionnels de l’esthétique, comme l’explique à Profession bien-être Jacqueline Peyrefitte, présidente de la CUA (Cnaib-Unib Artistique).

Profession bien-être : Organiser des concours artistiques, c’est un moyen de motiver les jeunes ?

Jacqueline Peyrefitte : Bien sûr, parce que rien ne vaut un challenge pour révéler ses qualités et ses potentialités. À travers tous les concours qui nous sont proposés et qui deviennent de plus en plus prisés, il y a en amont toute une préparation, comme le font beaucoup de professions. Il faut donc continuer à apprendre, à s’entraîner et trouver de nouvelles pistes d’amélioration pour conforter notre métier dans la bonne direction, c’est-à-dire toujours les meilleurs. 

Pourquoi ce type d’événements manquait à l’esthétique ?

L’esthétique était un peu frileuse dans ce dans ce genre de participation. Les concours, ce n’était pas dans ses habitudes, même s’il y a eu le MOF, qui a tiré derrière lui d’autres concours. Maintenant, nous avons l’Euroskills et le Worldskills, qui drainent toute une famille de talents, des jeunes qui ont envie de s’investir, de faire mieux et d’être les meilleurs. Et ça, c’est extrêmement intéressant, et pour le coach, et pour le jeune.

Les jeunes ont-ils vraiment envie d’être les meilleurs dans leur spécialité ?

Absolument. Ils ont envie de dire «je suis meilleur que les autres, voyons ce que je vaux quand je me confronte aux autres». Dans la vie, c’est quelque chose qu’il faut essayer : se challenger aux autres pour voir son juste milieu, savoir où on en est et essayer de se performer.

Les programmes actuels les préparent-ils suffisamment ?

Les référentiels d’esthétique cosmétiques parfumerie sont extrêmement riches et extrêmement diversifiés. Comme je le dis souvent, on veut faire de nos filles des «supernanas», parce que, non seulement ce sont des techniciennes de grande qualité, mais on leur demande aussi d’être des gestionnaires, des chefs d’entreprise, de savoir discuter avec un banquier, ses assureurs, etc.

Bref, on leur demande un challenge complet pour pouvoir s’installer et réussir dans la vie, et c’est bien ! Mais parfois, on a plus tendance à être des gestionnaires qu’à être une bonne technicienne et, bien souvent, des voies qui s’ouvrent pour nos jeunes, plus volontiers dans le soin ou plus volontiers dans le maquillage ou dans la gestion… Après, c’est une question de personnalité. 

Quels conseils donneriez-vous à une future esthéticienne ?

C’est apprendre et continuer à apprendre ! C’est pour ça qu’il y a de la formation continue dans nos écoles, qu’il y a des possibilités de se parfaire en maquillage, en gestion ou en soins. Et ça, c’est extrêmement important, même pour des esthéticiennes installées, qui «ont de la bouteille», entre guillemets. Il est toujours bon de se confronter avec ce qui se passe réellement sur le terrain.

Propos recueillis par Georges Margossian.

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