Logo profession bien etre : magazine d'actualité économique de la beauté et du bien-être

Beauté

Bien-être

Business

Cécile Michel : « Plus la technologie grimpe, plus on a envie de revenir au manuel ! »

Paradoxalement, les progrès technologiques permettent aux esthéticiennes de mettre en avant leur véritable expertise, c’est-à-dire leur connaissance de la peau, fait valoir Cécile Michel, fondatrice de la Skin Académie Formations et du cursus Cornéothérapeute.

Profession bien-être : On parle beaucoup de technologie dans l’esthétique : est-ce que l’esthéticienne de demain aura encore besoin de ses mains ?

Cécile Michel : Alors, oui, et c’est ça qui est fou. Le paradoxe, c’est que plus la technologie grimpe, plus on a envie de revenir au manuel ! C’est un équilibre qui est en train de se faire. On est de plus en plus équipées, mais le manuel prend aussi sa part d’expertise qu’on trouve beaucoup dans la technologie. On veut du massage spécialisé, on veut du massage d’expertes, on veut de la méthodologie, un programme sur mesure pour le massage du visage… Et donc, on revient sur les mains.

Ce qui est nouveau, c’est qu’on va apporter au manuel beaucoup de spécificités et d’expertise. On va vraiment être en recherche d’une esthéticienne hyper qualifiée, qui est capable d’interpréter l’usage et de faire du sur-mesure au niveau des massages. Du coup, la technologie monte aussi. On va avoir des concepts qui se mélangent dans le même lieu, des esthéticiennes pro manuel, d’autres pro technologies…

Dans ces conditions, quel est le rôle de l’esthéticienne aujourd’hui, parce que les frontières semblent devenir de plus en plus floues entre les disciplines, notamment médicales ?

C’est ça qui est aussi extraordinaire et ce métier je l’aime pour ça. L’esthéticienn d’il y a trois ans, ce n’est plus l’esthéticienne d’aujourd’hui. On voyait qu’il y avait une tendance dans le sur-mesure et le personnalisée, ça explose… Elles sont en train de devenir très professionnelles dans les connaissances de la peau. Ce qu’on apprend à l’école, c’est une chose, mais ce n’est plus suffisant, c’est obsolète.

Les esthéticiennes cherchent des connaissances sur des états inflammatoires, comme l’acné ou la rosacée, les taches, la ménopause, la prise en charge du visage, la prise en charge du corps. On voit aussi que la partie esthétique médicale s’ouvre sur ur la partie holistique, et ça, c’est très intéressant ! Aujourd’hui, on entend des médecins parler de prise en charge émotionnelle de la patientèle, ce qui n’était pas le cas avant. 

Cela veut dire que la médecine esthétique se développe dans sa prise en charge en ramenant de l’humain et l’esthéticienne, avec ses compétences et ses qualités, va de l’humain vers l’expertise. Finalement, on voit ces deux professionnels se rejoindre et créer un environnement où on va pouvoir travailler beaucoup plus main dans la main.

Vous êtes bien placée pour le savoir, parce que vous enseignez aussi l’esthétique à des médecins esthétiques. Alors, justement, qu’est-ce qu’une esthéticienne peut apporter aux médecins esthétiques ?

La consultation, la prise en charge, ramener de la chaleur dans le cabinet, les connaissances sur la peau, le fonctionnement cellulaire, les besoins cutanés de la cliente. L’esthéticienne va pouvoir déjà faire une consultation pour aider le médecin ou le chirurgien esthétique, derrière, à mettre en place les soins sur-mesure.

Ce que l’esthéticienne a comme force, on le sait, c’est le côté humain, mais c’est aussi cette compétence et cette connaissance de la peau. Les médecins connaissent très bien ce domaine, c’est vrai, ils ont une connaissance très pointue sur les injections, le laser, les fils, la couche cornée, l’épiderme ou le derme, mais le fonctionnement, un petit peu moins, et ça je le constate quand je suis en formation.

Donc, la peau, c’est le domaine réservé des esthéticiennes ?

En fait, s’il y a un message que je voudrais faire passer aux esthéticiennes, c’est qu’elles se rendent compte à quel point elles ont un rôle et une place à prendre, pour celles qui ne l’ont pas encore prise, sur l’expertise de la peau. Car ce sont de vraies expertes de la peau ! Elles ont beaucoup de choses à apporter et à amener à la sphère médicale esthétique.

Propos recueillis par Georges Margossian.

LIRE AUSSI : L’analyseur de peau va-t-il remplacer l’expertise de l’esthéticienne ?

Facebook
LinkedIn
WhatsApp
Email
Dans la même catégorie

Nous utilisons des cookies

Welcome Back!

Login to your account below

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.