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Philippe Georges (groupe Novi) : « Nous manquons d’esthéticiennes »

Pour attirer de nouveaux talents dans ses instituts de beauté, le groupe familial Novi (Beauty Success, Esthetic Center, Citron vert, JFG Clinic…) va ouvrir une école d'esthétique en septembre prochain, à Bordeaux. Son PDG, Philippe Georges, s'est confié à Profession bien-être.

Profession bien-être : Il y a deux ans, vous avez créé le groupe Novi, juste après la crise du Covid. Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Philippe Georges : Je pense que, pour l’ensemble des marchés traditionnels, tout comme l’économie française, la situation n’est pas facile aujourd’hui, parce qu’on a un ensemble de points négatifs qui se sont développés. En revanche, le secteur global de la beauté s’en sort plutôt bien, par rapport aux autres secteurs d’activité, et le groupe Novi en bénéficie sur l’ensemble de ses concepts et de ses enseignes. 

Même si la période du Covid était difficile, on a finalement assez bien rebondi. On a accompagné nos partenaires franchisés, avec des webinars, des visioconférences, pour les soutenir et répondre à leurs questions, le temps qu’ils redémarrent. Si le rôle d’une enseigne, c’est d’accompagner tous ses partenaires, le rôle d’un réseau, c’est de les aider à traverser les périodes difficiles.

L’inflation n’a pas impacté les budgets beauté des consommateurs ?

L’inflation nous impacte tous ! On observe que les consommateurs font des choix dans leur budget. Donc, oui, potentiellement, l’inflation peut nous faire perdre des ventes, mais, dans l’ensemble, on ne perd pas tellement de clients en raison de l’inflation. Quand vous avez un parfum qui vous plaît, vous restez sur votre choix. Vous faites peut-être un peu plus attention, vous le faites durer peut-être un peu plus longtemps, mais n’oublions pas qu’on est dans une activité de plaisir.

Quand on regarde les chiffres du commerce spécialisé, on voit que les chaînes de parfumerie se distinguent des autres activités par leur dynamisme. Comment l’expliquez-vous ?

Sur la partie parfumerie, il est clair que proposer des marques françaises de qualité, fabriquées et sourcées en France, qui sont là depuis longtemps, qui communiquent beaucoup et qui sont mondialement connus, nous aident. On est aussi dans un métier qui est un beau métier. On a la chance de travailler avec des produits de luxe accessibles, et donc d’être positionné un peu au dessus du moyen de gamme.

LIRE AUSSI : Les enseignes de beauté-santé maintiennent leur élan en février

Vous envisagez de faire évoluer le concept de Beauty Success. Pourquoi ? 

Au niveau de l’enseigne parfumerie-institut de beauté, ça va plutôt bien. Beaucoup d’enseignes ont vu des points de vente disparaître, ce n’est pas notre cas. On veut surtout développer la partie «institut de beauté» en renforçant la présence des marques, ce qui était demandé par tous nos partenaires franchisés, notamment ceux de nos enseignes Esthetic center et Citron vert. Pour nous, c’est extrêmement important d’allier la vente en sortie cabine et une prestation de service de qualité.

Je pense aussi que, dans le monde actuel, il faut mutualiser encore plus nos moyens. Il est nécessaire de faire des économies. Toutes les enseignes qui ont eu des difficultés, ce sont celles qui n’arrivent pas à juguler, à la fois, une baisse du gâteau global des parts de marché et une explosion des coûts. Enfin, l’autre défi, pour nous, c’est la formation. En réalité, on manque d’esthéticiennes. C’est ça notre fragilité aujourd’hui. On veut donc en attirer davantage vers nos enseignes.

Comment allez-vous faire ?

On a créé une école en partenariat avec la présidente de la Cnep, Régine Ferrère, qui a ouvert une école à Chartres, siège de la Cosmetic Valley. Ses résultats frisent les 99,9% de réussite à tous les examens, qui vont du CAP au master. Une deuxième école va donc ouvrir à Bordeaux au mois de septembre. J’en profite d’ailleurs pour lancer un appel à recrutements : nous souhaitons accueillir une centaine d’étudiants, que nous allons prendre aussi en alternance dans nos parfumeries et nos instituts de beauté, avec, à la sortie, un emploi en CDI. Notre combat, c’est de proposer de l’emploi sur le long terme.

Propos recueillis par Georges Margossian.

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