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Cosmétiques sur-mesure : Laboté revisite l’apothicaire à l’ancienne

LABOTÉ

Dans son laboratoire-boutique, à Paris, Laboté concocte des cosmétiques naturels sur-mesure pour les particuliers, les instituts et les spas. Lancée en 2015 par la pharmacienne Lucile Battail, la marque a été reprise l’an dernier par le groupe Sedona Invest. Profession bien-être a rencontré son directeur général, David Ferri.

Profession bien-être : Que proposez-vous ?

David Ferri : Laboté, c’est une marque de dermo-cosmétique qui conceptualise et fabrique tous ses produits au sein de son laboratoire*, situé à côté de la Bastille, à Paris. On a un installateur, breveté et unique, qui nous permet de fabriquer des petites séries de produits, les plus efficaces possibles par rapport au type de peau, et donc d’aller jusqu’au sur-mesure,

Quelle est l’histoire de votre marque ?

Elle a été créée par une pharmacienne, qui s’est inspirée d’un savoir-faire ancien : la préparation magistrale. Il y a plus de 100 ans, un pharmacien n’avait pas tous les produits qu’il a actuellement. Quand un médecin lui demandait de faire une préparation, il allait dans son petit laboratoire, derrière son comptoir, pour préparer le produit qu’on lui demandait. On revenait le récupérer deux ou trois jours après.

Aujourd’hui, on a un savoir-faire qui nous permet de refaire la même chose mais en 7 minutes ! On est capable de faire vraiment du sur-mesure. Par exemple, une crème noisette de A à Z, à partir des actifs souhaités… Au fil du temps, on a même sorti les best-sellers des produits qui ont vraiment fonctionné, en créant toute une gamme.

Le sur-mesure, c’est toujours votre marque de fabrique ?

C’est vraiment ce qui nous a permis de nous différencier et de sortir notre gamme de produits. Si je prends une de nos crèmes, qui s’appelle «La métamorphose», elle a été vendue en sur-mesure à 8 000 clients différents et rachetée plus de quatre fois et demi. Du coup, on l’a mise dans notre gamme, et donc à la disposition de tous, en nous disant qu’on avait vraiment un bon produit.

Où sont distribués vos produits ?

On a notre site Internet et notre boutique. Quand vous rentrez dans la boutique, vous voyez directement le lieu de fabrication et, en toute transparence, les gens fabriquer les produits que vous commandez. On est aussi au BHV, aux Galeries Lafayette et dans les instituts et les spas, qui sont vraiment le canal de distribution dans lequel on est le plus présent aujourd’hui. En un an et demi, on a ouvert plus d’une centaine d’instituts et spas. On a une vraie affinité avec ces établissements.

Votre spécialité, c’est le soin visage ?

À la base, oui. On a aujourd’hui une cinquantaine de produits pour le soin visage. On est capable de répondre aussi bien à des personnes qui ont du psoriasis ou de l’eczéma, qu’à celles qui recherchent de l’anti-âge ou simplement de l’hydratation. Mais on est aussi en train de sortir une gamme corps pour les instituts et les spas. Le principe : on co-crée des produits avec les instituts. On a pris les trente plus gros pour pouvoir créer cette gamme.

Est-ce que le soin sur-mesure séduit aussi avec les instituts de beauté ?

Aujourd’hui, on n’a que quelques instituts qui travaillent sur le sur-mesure, parce qu’ils ne savent pas exactement ce qu’ils veulent. Ils veulent un soin efficace pour une problématique donnée, mais on a déjà créé des produits adaptés pour ce type de demande. On n’a donc pas toujours besoin du sur-mesure pour aller sur un produit efficace. Mais on a cette possibilité-là, si quelqu’un veut avoir un parfum particulier ou sa crème, une autre texture, etc. On est capable d’aller jusque-là pour lui proposer des produits. 

Comment ça marche ?

D’abord, on est exigeants avec les personnes avec lesquelles on travaille. On sélectionne les professionnels, car c’est aussi notre image qui est en jeu. Mais on n’impose pas de protocole. On essaie de jouer avec le savoir-faire des esthéticiennes, des spécialistes de massage. Notre spécificité, c’est d’amener un vrai produit technique efficace qui va pouvoir répondre à leurs projets.

Quel est le tarif ?

Cela dépend de plusieurs critères. Si c’est pour du soin cabine, un soin complet ira de 3,50 à 7 euros, selon ce que vous voulez mettre. Si vous faites un soin express, un masque, un nettoyage peeling ou une petite crème, on va être sur les premiers tarifs. Si vous allez jusqu’à des sérums de finition ou des huiles de massage, on sera plus proche de 7 euros.

Quels conseils donneriez-vous à des esthéticiennes qui souhaiteraient faire du sur-mesure dans les cosmétiques ? 

Je pense que l’esthéticienne est très bien formée à la gestuelle. On les voit partir sur beaucoup de formations. Maintenant, je pense qu’elles ont besoin d’accompagnement et de compétences complémentaires sur la partie plus technique des ingrédients et des produits. Et c’est justement ce qu’on essaie de leur amener grâce à nos produits. Je pense que c’est peut-être là où il peut y avoir une vraie complémentarité entre une marque et une esthéticienne.

Propos recueillis par Georges Margossian.

(*) L’Officine Laboté, 3, rue Keller, Paris 11e. 

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