La 5ème édition de ce concours international, en partenariat avec l’Essec, récompensera, le 12 octobre, deux lauréats porteurs de projet innovant pour la filière. Six finalistes sont désormais en lice. Parmi les cinq pays représentés, deux start-up françaises.
Lancé en 2015 par la Cosmetic Valley, cet événement est ouvert aux porteurs de projets les plus innovants pour la filière parfumerie-cosmétique, et dans tous ses domaines : ingrédients, formulation, test, process, packaging, chimie, biotechnologie, digital, distribution, nouveaux produits et services.
Seize pays ont participé à cette édition qui décernera le 12 octobre deux récompenses (trois finalistes dans chaque catégorie) : le prix «Académique», pour des projets émanant de jeunes diplômés, doctorants, post-doctorants, chercheurs ou scientifiques, et le prix «Industriel», pour ceux qui proviennent d’industriels, entrepreneurs, startups ou PME innovantes.
FINALISTES POUR LE PRIX ACADÉMIQUE
Cosmétiques : nettoyant pour le visage
Porteurs du projet : Pr Thidarat Bunsri et Pr Usa Humphries, HUMPHRIES, Faculty of Science, King Mongkut’s University of Technology Thonburi (Thaïlande).
Projet : «NViro Pad est fabriqué à partir d’un mélange de fibres naturelles de kapok et d’ananas qui se caractérisent respectivement par une structure de tube creux et une adhérence à l’enzyme lipase. Les fibres à surface modifiée peuvent retenir un volume d’eau équivalent à dix fois leur poids sec. En raison de la forme spécifique du filament, la fibre libère presque toute la solution liquide lorsqu’elle est comprimée et peut se retourner. Les fibres NViro sont naturellement transformées en NViro Pad ; elles sont recouvertes d’acétate de zinc, qui possède des propriétés antibactériennes. NViro Pad élimine en profondeur le maquillage, les impuretés et l’excès de sébum pour une peau douce au toucher.»*
Peau humaine synthétique pour tester les cosmétiques
Porteur du projet : Michel Grisel, Université Le Havre Normandie (France).
Projet : «La surface non-biologique présentée a été développée dans le but de reproduire fidèlement les caractéristiques topologiques et physicochimiques de la surface de la peau humaine. Ce modèle de peau synthétique a été analysé et validé par comparaison avec des mesures cutanées in vivo et ex vivo. Il se révèle parfaitement adapté pour évaluer les interactions et propriétés sur la peau humaine de matières premières et de produits cosmétiques : mouillage, adhérence, étalement, propriétés du film résiduel… Le tout aisément, rapidement, avec une grande précision et à faible coût.»*
Cosmétiques : formulation en microgravité
Porteur du projet : Mami Ozaki, étudiante à la Faculté de pharmacie du Chiba Institute of Science (Japon).
Projet : «Notre projet consiste à étudier la formulation cosmétique en conditions de ‘microgravité’, simulée grâce à un clinostat 3D, pour découvrir de nouveaux éléments sur la stabilité de l’émulsion et de la mousse, deux formes galéniques importantes dans l’industrie cosmétique. Il est apparu évident que la durée de vie de l’émulsion était considérablement allongée en conditions de quasi-microgravité. Notre étude portera sur le développement technologique de l’émulsification, le contrôle qualité, le système de recyclage et notre future vie dans l’espace.»*
FINALISTES POUR LE PRIX INDUSTRIEL
Cosmétiques personnalisables : une technologie d’impression 3D
Porteur du projet : John LaHood, president de ColorForge (Etats-Unis).
Projet : «Il s’agit du premier procédé breveté d’impression 3D permettant de fabriquer simultanément des produits de beauté personnalisables (couleurs et quantité) et l’emballage des produits. Pas de quantité minimum, pas de gaspillage. Cette technologie permet également de fabriquer des produits de beauté à base de poudre dans diverses catégories de produits et de formes et tailles variées. Le procédé de fabrication ColorForge offre une palette quasi infinie de couleurs éclatantes et la possibilité de personnaliser le produit, et notamment de créer des motifs et des dégradés uniques.»*
Cosmétique : une nouvelle matière première
Porteur du projet : Mark Huang, president d’ImDerma Laboratories (Taïwan).
Projet : «L’exposition à la pollution de l’air et aux rayons UV augmente les DRO intracellulaires qui provoquent une inflammation et un vieillissement cutané. Pour résoudre ces problèmes, ImDerma Laboratories a développé une plate-forme bio-scientifique puissante et une formulation trans-épidermique, le X-EGCG, composée d’un EGCG antioxydant bien connu et d’un nouveau peptide de pénétration cellulaire (CPP) breveté dérivé de la protéine cationique des éosinophiles humaine. En tant que première application innovante de la famille CPP dans les soins de la peau, le X-EGCG s’est avéré efficace pour pénétrer les cellules de la peau par la pinocytose en 15 minutes et 24 fois plus court pour éliminer les DRO intracellulaires en toute sécurité.»*
Cosmétique naturelle : un procédé d’extraction de plantes
Porteurs du projet : Frédérique Cauzac et Valérie Reynaud, fondatrices de BioCorium (France).
Projet : «Start-up toulousaine, nous avons développé la phyto-fermentation, un procédé innovant d’extraction de plantes par l’action de nos ferments en symbiose. La diversité de leurs outils biochimiques permet de libérer les nutriments et les composés actifs des plantes. C’est notre réponse à une cosmétique naturelle, respectueuse de l’individu et de l’environnement : des intrants d’origine naturelle, des ressources renouvelables et la diversité dans l’équilibre comme principe de fonctionnement et réponse aux exigences de la peau et son microbiote.»*
(*) Source : Cosmetic Valley.



