Laurine, 24 ans, a la fibre entrepreneuriale. Après avoir obtenu son CAP, en 2016, et son brevet professionnel, en 2018, elle lance sa propre entreprise. Malheureusement, le timing est mal choisi. Un an plus tard, le Covid contraint les salons de coiffure à baisser le rideau.
Confinements, difficultés financières… Elle décide alors de changer son fusil d’épaule et propose des prestations à domicile. Mais avec une idée pour le moins originale : le tarif est à la discrétion de ses clients. Une initiative qui finit par s’avérer séduisante quand l’inflation a commencé à grimper.
«Pour permettre à tous les budgets de pouvoir s’offrir des brushings, j’ai proposé que chacune puisse ne donner que ce qu’elle peut. Cela ne concerne que ce qui relève du temps passé et du savoir-faire de coiffeuse, pas des traitements qui nécessitent des produits par exemple», explique la jeune femme à nos confrères d’Actu Chartres.
Une idée qui a séduit de nombreux clients
Revers de la médaille : le succès de son entreprise rend la gestion de son planning de plus en plus compliquée, l’obligeant à gérer ses journées par secteur pour ne pas avoir à effectuer de longs trajets entre deux rendez-vous. Plus étonnant : certains clients se montrent un peu déconcertés par ses tarifs libres…
Aujourd’hui, Laurine a décidé d’aller plus loin dans sa démarche solidaire. Les relations qu’elle a développées avec ses clientes lui ont donné envie de créer une association, Humanit’Hair, avec un local pour pouvoir accueillir les clientes sur place et éviter les déplacements
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