Le coût des apprentis a nettement augmenté, notamment dès qu’ils atteignent la majorité ou avancent dans leur cursus. Leur rémunération s’élève, mais leur capacité à générer du chiffre reste limitée. Car si certains jeunes réussissent à fidéliser, beaucoup peinent à répondre aux attentes d’une cliente de plus en plus exigeante.
Et dans des entreprises où la rentabilité se fragilise, le rôle d’un collaborateur est aussi de recruter et fidéliser une clientèle, un exercice dans lequel les apprentis rencontrent naturellement plus de difficultés.
L’organisation du temps de travail est également un frein. Contrairement à ce que l’on croit, la première année ne représente pas seulement dix semaines de cours : avec les congés payés, l’apprenti est en réalité absent environ quinze semaines au total.
La deuxième année ne simplifie pas la situation : entre examens, stages et obligations scolaires, leur présence au salon se réduit fortement à partir du mois de mai. Or, c’est justement cette deuxième année qui coûte le plus cher à l’employeur, alors même que les aides diminuent.
Apprenti ou collaborateur confirmé ?
Face à ce constat, de nombreux dirigeants se demandent : ne vaut-il pas mieux recruter un collaborateur, même à temps partiel, capable de répondre réellement aux besoins du salon ? Le coût horaire est certes supérieur, mais la productivité, la régularité et la capacité à générer du chiffre d’affaires font toute la différence.
Recruter un apprenti reste un acte noble : c’est investir dans la jeunesse, préparer l’avenir du métier et transmettre un savoir-faire. Mais dans un contexte où chaque heure facturable compte, la balance n’est plus aussi évidente.
Former un jeune ou sécuriser un collaborateur opérationnel ? La décision n’est pas anodine. Elle engage une véritable stratégie d’entreprise, qui doit s’adapter à la trésorerie, au positionnement du salon et à la vision du dirigeant. Le débat reste ouvert.
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BIO EXPRESS
Auto didactique visionnaire, Loris Hug considère chaque challenge comme une opportunité. Après 20 ans d’expérience sur le terrain et de gestion de salons, il aide aujourd’hui les professionnels à structurer, valoriser et digitaliser leur activité.



