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Recrutement : mais que se passe-t-il dans la coiffure ?

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Shows, vedettariat, concours… Rien n’y fait : malgré la mobilisation de la profession, les difficultés de recrutement persistent, témoigne le coiffeur barbier toulousain Hervé Boissebot, dont l’annonce n’a suscité aucune réponse depuis un mois.

«Nous n’arrivons plus à recruter, nous ne sommes plus assez intéressants pour que les jeunes, les chômeurs, se donnent la peine de venir derrière le fauteuil», se désespère Hervé Boissebo sur Linkedin, après avoir posté une offre d’emploi sur le réseau Linkedin au début de l’année.

L’annonce avait pourtant de quoi séduire un professionnel expérimenté : «Si vous êtes barbier confirmé et que vous voulez travailler en hyper centre de Toulouse, je vous propose un travail sur mesure : je suis ouvert sur la rémunération, vous choisirez vos jours de travail (et de repos, possibilité d’avoir vos samedi)», détaille le coiffeur barbier officiel du Tour de France 2015, également connu pour ses apparitions dans l’émission de TF1 «Famille nombreuse, la vie en XXL».

Las ! Les candidats ne se sont pas précipités… «Aucun cv, aucune lettre de motivation, je n’avais jamais vu ça !», confie-t-il à nos confrères de France 3. Et cela fait déjà un mois que l’un de ses employés a dû quitter son poste, dans l’un de ses deux salons, à Toulouse, pour raisons de santé.

La situation « s’est dégradée depuis le Covid »

«C’est un métier manuel et très mal payé. Avec ma femme, on a toujours fait le pari de mieux payer nos coiffeurs, chez nous nos coiffeurs-barbiers gagnent 1 800 euros par mois net pour 35 h de travail», explique Hervé Boissebot, qui a dû s’adapter alors que, selon lui, la situation «s’est dégradée depuis le Covid».

Il n’est pas le seul à constater que le confinement et l’arrêt de toute vie sociale durant la crise sanitaire ont changé les habitudes des clients. Aller chez le coiffeur n’est plus aussi prioritaire, observe aussi Sandrine Ronce, qui gère un salon de coiffure dans la petite commune de Kergloff (Finistère).

«Après le 20 du mois, je travaille moins», admet-elle auprès de nos confrères de Ouest-France. Avant, les clients revenaient toutes les cinq à six semaines, contre sept à huit semaines aujourd’hui, tandis que les prestations techniques, comme les couleurs et brushing, sont désormais moins demandées…

LIRE AUSSI : « Pour recruter, les salons de coiffure vont devoir changer leur mentalité »

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