Pour Laetitia, 40 ans, la mesure prévue dans le Budget 2025 est un cauchemar : «C’est une catastrophe», se désespère la coiffeuse à domicile, qui a choisi le statut d’auto-entreprise, dans les Yvelines. Avec son chiffre d’affaires actuel, qui se situe entre entre 32 000 et 33 000 euros par an, elle est largement au-dessus du plafond et devra donc facturer la TVA à ses clients, s’inquiète cette professionnelle auprès du Parisien.
Jusqu’ici, les micro-entrepreneurs de la coiffure bénéficiaient d’un seuil d’exonération de TVA fixé à 37 500 euros pour leurs prestations. Désormais, au-delà de 25 000 euros, ils devront appliquer une TVA de 20% dès l’année suivante. En dépassant le seuil de tolérance de 27 500 euros, la taxation s’appliquera immédiatement…
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« Je n’ai aucune solution pour m’en sortir »
L’impact est immédiat : si elle applique la TVA, son brushing à 26 euros grimpe à 32 euros. Une augmentation qui risque de faire fuir sa clientèle. L’autre option serait d’accepter que ses revenus mensuels baissent de 1 500 euros net à 1 000 euros, ce qui placerait sa famille dans une précarité financière insupportable.
«Je n’ai aucune solution pour m’en sortir. Je ne peux ni absorber les 20%, ni les répercuter sur mes clients», explique Laetitia à notre confrère. La coiffeuse préfère aujourd’hui chercher un emploi en salon. Ce n’est pas un cas isolé. Loin de ne toucher que quelques professionnels isolés, cette réforme risque de pousser de nombreux coiffeurs à domicile à revoir leur modèle, voire à renoncer à leur indépendance.



