Manque de main d’œuvre : des coiffeurs en quête de solutions

MANQUE DE MAIN D'ŒUVRE EN COIFFURE : LES COIFFEURS EN QUÊTE DE SOLUTIONS

Malgré la reprise, les salons de coiffure doivent faire face à un cruel manque de bras pour répondre à la demande. Quelles sont les solutions ? Dans un reportage, TF1 est allée poser la question à des coiffeurs nantais.

Selon la chaîne privée, 15 à 20% des effectifs manqueraient à l’appel dans la coiffure. «À chaque chef d’entreprise de mettre en place une politique salariale offensive. Je crois qu’il y a encore des efforts à faire. Il faut aller plus loin», reconnaissait, en septembre, Christophe Doré, le président de l’Union des entreprises de coiffure, dans une interview qu’il avait accordée à Profession bien-être.

Aujourd’hui, le manque de personnel finit par peser sur l’activité des coiffeurs, montre le reportage de TF1. «Ça nous pose problème parce que nous sommes obligés de fermer le lundi pour certains salons. Nous fermons aussi le samedi après-midi… La problématique, c’est de pouvoir répondre à une demande et aujourd’hui, on n’a pas les mains pour le faire», explique Mickaël Charrier, gérant d’une vingtaine de salons dans la région nantaise.

Plus de 10 000 personnes à recruter

La raison ? Le faible niveau des salaires est pointé du doigt en premier. «En salon, on gagne le Smic, pas plus, pas moins», souligne Camille Bouyer, citée par la chaîne. Face à cette situation, la coiffeuse a préféré se lancer à son compte. Et elle ne le regrette pas. «Aujourd’hui, j’arrive à dépasser les 2 000 euros facilement. Ça fait la différence et au moins, le travail est rémunéré à sa juste valeur», assure la jeune femme auprès de TF1.

L’autre levier, pour attirer les jeunes, c’est la formation. Bonne nouvelle : après le trou d’air provoqué par l’arrêt des aides aux entreprises pour les apprentis, en 2013, l’alternance repart. Reste qu’il va falloir patienter pour rattraper le retard. «Le temps qu’ils se forment, ils arriveront sur le marché dans trois quatre ans», estime Adeline Chatellier, gérante de Nantes Académie coiffure. En attendant, il y a urgence : la coiffure doit recruter plus de 10 000 personnes supplémentaires, selon l’Unec.

Découvrez nos partenaires

Dans la même catégorie d' Articles