Si les contraintes sanitaires ont pesé sur la fréquentation des salons en 2020, elles n’ont pas affecté leur équilibre économique, selon l’Observatoire Fiducial de la coiffure, qui estime que deux facteurs ont joué : le fonds de solidarité et un ticket moyen stable.
«Les salons de coiffure ont réussi à maintenir leur équilibre économique au cours de cette crise sanitaire et économique inédite. L’interdiction d’ouverture au public a bien évidemment diminué la fréquentation des salons, mais les produits d’exploitation se sont maintenus grâce au versement du fonds de solidarité et à un ticket moyen stable» (36,4 euros), explique le cabinet d’experts-comptables, qui s’appuie sur sa propre base de données*.
Ainsi, les salons disposaient d’une trésorerie, en moyenne, de 34 205 euros l’an dernier, tandis que le chiffre d’affaires des entreprises individuelles s’élevait à 73 363 euros, avec un excédent brut d’exploitation (EBE) positif de 23 809 euros, contre 144 524 euros pour les établissements constitués en société, qui affichent, pour leur part, un EBE moyen d’environ 10 800 euros.
Autre enseignement : si le soutien de l’Etat a permis aux salons de maintenir leurs effectifs (en moyenne, 2,4 personnes actives par salon), les deux périodes de fermetures, en 2020, «ont affecté le temps de travail et la rémunération des dirigeants», note le cabinet comptable, à propos des salons suivis dans son panel. Parmi ces derniers, 43% ont eu recours à des emprunts bancaires, principalement des prêts garantis par l’Etat (PGE), afin de «financer la trésorerie opérationnelle».
(*) Ratios établis à partir des résultats 2020 de 400 salons sélectionnés parmi les 5 000 clients que compte le cabinet Fiducial dans ce secteur d’activité.
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