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L’école Real Campus de L’Oréal ouvre une spécialisation « coiffeur-barbier »

Coiffeur Barbier

Depuis la rentrée, l’école de coiffure du géant mondial de la beauté propose une spécialisation «coiffeur-barbier» dans son cursus post-bac. Le programme entend structurer un marché en plein essor, encore peu doté en formations reconnues.

Real Campus by L’Oréal enrichit son offre. Depuis septembre, l’école post-bac de la coiffure propose une spécialisation «coiffeur-barbier». Créé en 2020 par L’Oréal, l’établissement s’est installé dans de vastes locaux du XIVᵉ arrondissement de Paris et délivre un bachelor en trois ans, «Entrepreneur de la coiffure».

Désormais, l’école s’attaque à un terrain en pleine effervescence : le barbering. Le retour en grâce de la barbe a remis en lumière ce savoir-faire longtemps cantonné à quelques salons. Depuis une dizaine d’années, la pratique s’impose, portée par la mode hipster, le vintage et une clientèle masculine plus attentive à son apparence. 

Résultat : des barbershops spécialisés, des franchises en expansion, des prestations barbe intégrées dans les salons mixtes… «Loin d’un effet de mode, le barbering est devenu un segment structuré et durable du marché de la coiffure masculine», estime l’école dans un communiqué. 

Plus de 70% de pratique dédiée aux coupes courtes

Face à cette dynamique, Real Campus a choisi de formaliser l’offre. Dorénavant, les étudiants ont le choix entre deux voies : une spécialisation «coiffeur» ou une spécialisation «coiffeur-barbier». Le socle reste identique (entrepreneuriat, management, finance, communication, anglais). La différence ? Elle se joue sur la pratique.

Dans le parcours «coiffeur-barbier», celle-ci occupe une place centrale : plus de 70% du temps est consacré aux coupes courtes et aux techniques emblématiques : fade, buzz cut, mullet, modern mullet, dégradés, tresses… Dans le cursus classique, ces mêmes techniques ne représentent que 20% des heures, précise l’école.  

Cette année, dix étudiants ont fait le choix du barbering. À l’issue du cursus, ils obtiendront le titre d’«Entrepreneur de la coiffure», reconnu par l’État au niveau bac+3. Une formation qui se veut complémentaire aux CAP et BP coiffure, avec un positionnement clair : préparer des professionnels capables de manier la tondeuse autant que la gestion d’entreprise.

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