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Coiffure : le CQP cheveux bouclés est relancé, deux nouvelles spécialités sont à l’étude

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Menacé faute de candidats, le CQP «cheveux spécifiques, bouclés à crépus» va être rénové pour mieux coller aux attentes de la clientèle. L’Unec et les partenaires sociaux examinent aussi l’opportunité de nouveaux certificats dédiés aux barbiers et à la coloration végétale.

Après deux ans d’incertitude et un passage au Registre spécifique, le CQP «Réaliser des techniques de coiffure pour cheveux spécifiques, bouclés à crépus» est remis en selle. Il est désormais inscrit à la convention collective nationale de la coiffure. Cette reconnaissance officielle ouvre la voie à son financement par les opérateurs de compétences (Opco) et les dispositifs de formation professionnelle.

«La branche a pu aujourd’hui, j’ose le dire, sauver notre CQP», se félicite Laurent Melin, vice-président à l’Unec, en charge du dialogue social de l’emploi et de la formation. Ce titre, longtemps attendu puis lancé officiellement il y a trois ans, a vite déçu : le nombre d’inscriptions est resté loin des espérances lors de sa période expérimentale. «C’était quasi dérisoire au regard du travail que ça avait demandé», admet Laurent Melin. Mais pour l’heure, le responsable de l’Unec se montre optimiste. 

«J’ai une bonne nouvelle. Tout à l’heure, un centre de formation de Normandie me confiait qu’ils avaient pour cette rentrée scolaire 11 stagiaires qui avaient choisi ce CQP», souffle-t-il. Mauvaise communication ? Voire. Conçu il y a dix ans, «le référentiel tel qu’il avait été écrit ne correspond plus aux attentes d’aujourd’hui», explique Laurent Melin. 

Une rénovation est donc engagée, avec l’appui d’experts, afin de mieux coller aux besoins actuels de la clientèle. Le futur programme devrait faire la part belle au soin, reléguant le lissage au second plan, et à la coupe, longtemps restée en retrait.

Négociations avec les partenaires sociaux

Deux autres projets de CQP sont également dans les tuyaux : barbier et coloration végétale. Mais rien n’est encore acté. L’Unec et les partenaires sociaux ont lancé une «note d’opportunité» pour vérifier l’existence d’un marché réel. «On a le sentiment qu’il y a une demande mais y a-t-il réellement un marché ?», s’interroge le vice-président de l’Unec. 

Le calendrier reste flou. Les dossiers doivent encore franchir l’étape des négociations avec les partenaires sociaux, associant le Conseil national des entreprises de coiffure (Cnec) et six syndicats de salariés. «En plus du travail que nous menons sur le fond, il y a ce paritarisme que nous devons respecter et auquel nous sommes très attachés. Cela prend du temps», insiste le vice-président de l’Unec.

Au-delà des aspects techniques, il s’agit aussi d’adapter la coiffure aux évolutions du marché et de reconnaître davantage les professionnels. «C’est aussi une façon de mieux rémunérer nos collaborateurs», résume Laurent Melin. Encore faut-il que la mécanique sociale rende son verdict. 

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