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Le gouvernement veut élargir le « 100% santé » aux prothèses capillaires

Remboursement des prothèses capillaires pour les patients atteints de cancer

Alors que l’examen du budget de la Sécu pour 2023 a commencé ce jeudi, le gouvernement a déposé un amendement qui prévoit d’élargir le dispositif «100% santé» aux prothèses capillaires pour les femmes traitées par chimiothérapie.

Issu de la réforme du précédent quinquennat d’Emmanuel Macron, le dispositif de zéro reste à charge permet le remboursement intégral de certains équipements (appareils auditifs, lunettes de vue, prothèses dentaires) par l’Assurance maladie et les complémentaires santé. Alors que la campagne annuelle de sensibilisation au dépistage du cancer du sein (octobre rose) bat son plein, le gouvernement propose d’élargir le «100% santé» aux prothèses capillaires pour les femmes traitées par chimiothérapies.

«Seuls 50 000 patients (98% sont des femmes) ont bénéficié d’une prothèse capillaire prise en charge par l’assurance maladie, laissant apparaitre que trop de femmes renoncent encore à ces prothèses pour des raisons financières», explique-t-il dans son amendement, déposé le 17 octobre, reprenant ainsi une des mesures préconisées par l’Assurance maladie dans un rapport publié cet été.

Améliorer la qualité des perruques remboursées

Actuellement, les prothèses capillaires éligibles à un remboursement sont réparties selon deux classes distinctes. La première concerne celles fabriquées à partir de cheveux synthétiques, dont au moins 15 cm2 sont implantés exclusivement à la main au niveau du sommet du crâne, de la raie ou du bord du front. Son prix ne peut pas dépasser 350 euros, mais ce montant est intégralement pris en charge.

Le problème, c’est que ces perruques n’ont pas la réputation d’être confortables et très esthétiques. La seconde classe est, en général, préférée : elle regroupe les perruques qui disposent d’au moins 30% de cheveux naturels. Mais leur remboursement est moins intéressant : il s’élève à 250 euros maximum pour un prix de vente qui ne doit pas dépasser 700 euros. Le gouvernement envisage donc d’améliorer les caractéristiques et la qualité des prothèses capillaires qui peuvent être remboursées.

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