Profession bien-être l’a rencontrée lors du salon MCB, en septembre dernier. À la question, comment voyez-vous l’avenir de la coiffure, ce petit bout de femme, énergique et souriant, a pris le contrepied de beaucoup de spécialistes en affirmant que la crise de la coiffure était illusoire…
«Je rêve d’un monde où la coiffure serait un métier valorisé, avec des salariés bien payés, des patrons qui sauraient gérer, qui apporteraient à leur clientèle conseil et service de qualité en se faisant respecter, en travaillant de façon raisonnable sans courir comme une poule sans tête !», avance la jeune femme.
Vaste programme ! Mais Julie Verrons, coiffeuse depuis 22 ans, met elle-même en musique ce qu’elle prône. Au départ, son parcours est classique : elle passe son CAP et son BP à Toulouse, commence sa carrière en tant que salariée, avant d’ouvrir son salon en 2014. La suite l’est beaucoup moins.
Être capable de construire à partir de rien
Sa première expérience de chef d’entreprise n’est pas vraiment une réussite. Si elle a beaucoup appris, elle a aussi commis beaucoup d’erreurs, reconnaît-elle. En 2016, elle revend son salon pour aller s’installer au Québec. Elle y monte trois salons, avec, à chaque fois, une expérience accrue, une vision plus fine et toujours autant d’envie .
«Je me suis aperçue que j’étais capable de construire à partir de rien et que j’étais surtout capable de transmettre cela à mes employés, d’abord, puis aux coiffeurs en demande d’évolution», explique-t-elle.
Belle leçon de vie. Cette année, l’entrepreneuse a pris un nouveau virage : elle s’est installée au Mexique, ce qui l’oblige à faire d’incessants allers-retours entre la France et l’Amérique centrale, ses formations étant de plus en plus demandées.
« On peut développer son esprit d’entreprise »
La crise ? Elle reste optimiste. «Le métier de coiffeur a un bel avenir devant lui. Il est en pleine évolution et il se renouvelle constamment», affirme Julie Verrons. Bref, si les salons de coiffure sont bien pris en main, tout est possible.
«On n’apprend pas à devenir entrepreneur, mais on peut développer son esprit d’entreprise. Ne nous voilons pas la face : un salon de coiffure c’est de l’art, mais c’est aussi un business», résume-t-elle. Il suffit, à un moment donné, d’avoir les bonnes clés…
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